Le point sur les contours de l’issue favorable à la levée des mesures de confinement sous tous ses aspects – Le Sahel

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L’unité de communication du Comité interministériel de lutte contre le COVID-19 au Niger a organisé hier matin à Niamey une conférence de presse sur l’évolution de la pandémie. La conférence était coprésidée par le président du groupe d’experts contre COVID-19 et celui de la commission des affaires actives, en présence du porte-parole du gouvernement, M. Abdourahamane Zakaria. Il appartenait, en effet, aux deux chefs des organes techniques de la riposte contre les coronavirus ou COVID-19, de forger une opinion publique nationale sur les contours du dénouement favorable du confinement du processus de levée.

La conférence de presse s’est concentrée sur les problèmes actuels liés à la situation pandémique, en particulier l’infection d’autres régions du pays malgré l’isolement du foyer de la pandémie qu’est Niamey et la fermeture des frontières; la baisse globale de l’écart; la controverse liée à la potion malgache de Covid-Organics et aux paramètres de déconfinement initiée au Niger.

Dans sa déclaration liminaire, le président du groupe d’experts contre COVID-19, Pr. Saidou Mamadou confirme qu’au Niger “nous sommes sur une courbe descendante mais le risque est là”, prévient-il. Globalement, nous avons une situation favorable qui doit être véritablement consolidée pour éviter les rebonds. “Pour ce faire,” trois barrières (essentielles) doivent être maintenues: le port d’un dossard; le lavage régulier des mains à l’eau et au savon et la distanciation physique “, a expliqué le président du groupe d’experts. Ce sont des gestes simples qui semblent faciles, mais dont le strict respect est loin d’être efficace selon les lieux où se trouvent les localités. C’est pourquoi, explique-t-il, suite à la flambée des cas positifs à Zinder, les membres de la mission des acteurs nationaux dans la lutte contre la pandémie sont partis donner le ton de la sensibilisation et faire les «ajustements nécessaires» pour y remédier rapidement .

Selon le groupe d’experts, les premiers cas enregistrés dans certaines régions comme Maradi et Zinder proviennent de pays voisins. “Même si les itinéraires officiels sont contrôlés, il existe une multitude de passages frauduleux, à travers lesquels les gens continuent de voyager”, a déclaré le professeur Saidou Mamadou. Le président du groupe d’experts a rappelé qu’au début, les estimations plaçaient le nombre de personnes pouvant infecter une personne malade à 5. Après avoir évalué l’évolution de la pandémie aujourd’hui, ce risque est de 0,6.

Hydroxy-chloroquine ou Covid-Organics malgache?

Le protocole de traitement à l’hydroxy-chloroquine n’est pas un choix parfait, mais efficace jusqu’à présent, comme en témoigne le nombre beaucoup plus élevé de cures. “Comme tout traitement, il y a toujours des effets secondaires. Mais ils ne sont pas négligés, ils sont également bien gérés”, rassure le professeur Saidou Mamadou, président du groupe d’experts COVID-19-Niger. Quant au Malagasy Covid Organics, dont le Niger a reçu un échantillon en don, les experts nigériens redoutent son administration en monothérapie (seule) sans autre produit. Notez que son ingrédient actif est l’artémisinine. Selon le président du groupe d’experts, au Niger, la stratégie de lutte contre le paludisme utilise une thérapie combinée à base de dérivés d’artémisinine. Mais c’est un risque majeur de l’utiliser en prévention et en traitement, seul avec des substances d’autres plantes. “En tout cas, nous ne sommes pas gênés. Notre traitement (hydroxy-chloroquine) fonctionne. Le résultat est là, la plupart de nos patients sont guéris.” Il serait donc risqué d’opter pour le Covid-Organics de Madagascar, explique le Pr . Saidou Mamadou.

Le président de la commission de prise en charge des patients atteints de COVID-19, le professeur Adéhossi Eric, soutient que les effets d’un traitement à base de chloroquine sont connus des médecins. Certains apparaissent plusieurs mois plus tard. «C’est pourquoi il y a ce que nous appelons la pharmacovigilance. Ainsi, tout effet qui se produit est surveillé et pris en charge», explique-t-il.

Début du déconfinement sous réserve du respect des barrières

Compte tenu de la levée des mesures drastiques contre la propagation du virus, déjà entamée avec la réouverture des lieux de culte à partir d’aujourd’hui (13 mai 2020) et celle des écoles à partir du 1er juin, des avis techniques ont été présentés aux plus hautes autorités via le comité interministériel. “Il appartient au gouvernement d’évaluer, en tenant compte des paramètres décrits, et de prendre des décisions en ce sens, au bon moment”, a déclaré le président du comité d’experts. “Nous ne pouvons pas attendre que le dernier cas ramasse ce dont nous avons besoin. Une épidémie suit généralement avec des cas sporadiques, de petits rebonds. Nous ne pouvons pas attendre la fin du virus. Cependant, la récupération se déroule par étapes, progressivement, », Explique le Pr Saidou Mamadou.

Ismaël M. Chékaré (onep)



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