Le président du Kosovo Hashim Thaçi accusé de “crimes de guerre”

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Les procureurs du Tribunal spécial pour le Kosovo ont accusé mercredi le président kosovar Hashim Thaci de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en relation avec le conflit contre la Serbie à la fin des années 90.

Le président kosovar Hashim Thaçi a été accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par des procureurs du Tribunal spécial pour le Kosovo. Neuf ex-combattants sont également inculpés de crimes de guerre en relation avec le conflit contre la Serbie à la fin des années 90.

Hashim Thaçi est plus spécifiquement accusé de “crimes contre l’humanité et crimes de guerre, y compris le meurtre, la disparition forcée de personnes, la persécution et la torture”, a annoncé mercredi 24 juin le tribunal, basé à La Haye, dans un communiqué. Hashim Thaçi, chef de l’Etat du Kosovo depuis 2016, a été inculpé de dix chefs d’accusation, a indiqué le tribunal. Un juge du tribunal “examine actuellement l’acte d’accusation pour décider de confirmer ou non les charges”, selon le communiqué.

Le président kosovar Hashim Thaçi est un ancien guérillero politiquement converti qui a conduit son pays à l’indépendance de la Serbie en 2008. Pendant deux décennies, il a occupé le devant de la scène politique kosovare.

Il avait été un commandant emblématique de la guérilla indépendantiste albanaise kosovare (UCK), qui a combattu les forces serbes lors du conflit de 1998-1999, avant de devenir Premier ministre (2008-2014), puis chef de la diplomatie, en décembre 2014.

Cent meurtres

Les accusations concernent également Kadri Veseli, l’ancien chef des services de renseignement de la guérilla kosovare et actuel chef du Parti démocratique du Kosovo (PDK), ainsi que “d’autres personnes”.

“L’acte d’accusation allègue que Hashim Thaçi, Kadri Veseli et les autres suspects accusés sont pénalement responsables de près de 100 meurtres”, a indiqué le tribunal.

Créé en 2015, le Tribunal spécial pour le Kosovo est chargé d’enquêter sur les crimes qui auraient été commis par la guérilla indépendante kosovare albanaise (UCK), principalement contre les Serbes, les Roms et les opposants à la guérilla albanaise pendant et après le conflit. 1998-99.

Avec AFP



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