Le Soudan exclut la normalisation avec Israël avant 2022

0
96



Publié le:

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a écarté toute normalisation entre son pays et Israël avant la fin de la transition à Khartoum prévue en 2022. C’était l’un des objectifs de la visite du ministre américain des Affaires étrangères Mike Pompeo, mardi.

Il faudra attendre 2022. Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a tempéré les espoirs d’une normalisation rapide des relations entre le Soudan et Israël, mardi 25 août, en déclarant que cette question ne serait tranchée qu’après la période de transition. à Khartoum, qui devrait être achevé dans les deux ans.

<< La phase de transition au Soudan est dirigée par une large coalition avec un programme spécifique visant à achever le processus de transition et à ramener la paix et la stabilité dans le pays, jusqu'aux élections libres (en 2022). Le gouvernement de transition n'a pas de mandat au-delà de ces tâches pour décider sur la normalisation avec Israël », a déclaré Abdallah Hamdok, cité par le porte-parole du gouvernement.

Une déclaration qui a sans aucun doute calmé l’enthousiasme du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui avait précédemment tweeté une photo de son plan de vol avec la phrase: “Heureux d’annoncer que nous sommes sur le PREMIER vol NONSTOP d’Israël vers le Soudan”.

Le chef de la diplomatie américaine s’est en effet rendu au Soudan dans le cadre de sa tournée régionale pour tenter de convaincre d’autres pays arabes de normaliser leurs relations avec Israël dans le sillage des Émirats arabes unis.

L’Etat hébreu et le Soudan sont techniquement en guerre, et pendant les trente années au pouvoir d’Omar el-Béchir, le Soudan a accueilli des islamistes radicaux, notamment Oussama ben Laden qui y a vécu de 1993 à 1996, avant de s’installer en Afghanistan.

C’est pour punir le Soudan pour sa mauvaise compagnie que les États-Unis lui ont imposé des sanctions à partir des années 1990.

Les contacts entre Washington et Khartoum n’ont fait que se détériorer et, en 1997, leurs relations diplomatiques ont été rétrogradées au niveau de chargé d’affaires. Ce n’est qu’en janvier qu’ils ont licencié des ambassadeurs.

Nouvel accord entre Washington et Khartoum

La chute d’Omar el-Béchir a changé la donne.

“Bonne rencontre avec le secrétaire d’Etat Pompeo”, a tweeté mardi le Premier ministre Abdallah Hamdok en anglais à l’issue de leur rencontre à Khartoum. << Nous avons eu une discussion directe et transparente concernant le retrait du Soudan de la liste des pays soutenant le terrorisme, [...] relations bilatérales et soutien du gouvernement américain »aux organes directeurs du Soudan.

Le nouveau gouvernement de transition, formé en septembre 2019 après des manifestations populaires qui ont mis fin à 30 ans de dictature, a décidé de se rapprocher des États-Unis et d’agir pour que le Soudan soit retiré de la liste noire des pays soutenant le terrorisme.

Les autorités soudanaises ont indiqué, début août, << être prêtes à continuer de travailler avec l'administration américaine, afin de favoriser un climat qui contribuera à retirer le nom du Soudan de la liste des pays soutenant le terrorisme et à conclure un partenariat (avec le États-Unis), qui profitera aux deux pays ".

Avec l’AFP





Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici