Les activités commémoratives lancées par la ministre Allahoury Aminata Zourkaleini – Niger Inter

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Ce mercredi 16 juin 2021 marque la commémoration de la journée de l’enfant africain (JEA) autour du thème ‹‹ 30 ans après l’adoption de la Charte : accélérons la mise en œuvre de l’agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants ››. Les festivités de cette 30è édition sont officiellement lancées au Palais des congrès de Niamey, par madame la ministre de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant Allahoury Aminata Zourkaleini.

Outre la ministre en charge de la protection de l’enfant, ont également pris à cette cérémonie de lancement de la JEA, le gouverneur de la région de Niamey M. Oudou Ambouka, le Représentant de la société civile en matière de protection de l’enfant M. Sidikou Moussa et le Représentant de l’UNICEF au Niger M. Aboubacry Tall.

Au programme de cette journée commémorative de promotion et de défense des droits de l’enfant africain, un panel de questions réponses entre les enfants et les ministres concernés, une visite au centre d’accueil des enfants en difficulté familiale de Djado Sekou et une visite des enfants à l’Assemblée Nationale pour échanger avec les parlementaires.

La célébration de la JEA constitue un évènement majeur dans le parcours pour la protection de l’enfant. L’UNICEF qui est l’agence des Nations Unies pour la protection de l’enfant, s’est toujours illustrée à travers son soutien dans la promotion des droits de l’enfant et la commémoration de la journée de l’enfant africain.

Aussi faut-il le rappeler, cette journée est célébrée chaque année, pour commémorer la mémoire des 600 enfants tués à balles réelles par le régime de l’apartheid à Soweto en Afrique du Sud, le 16 juin 1976.
45 ans après ce triste événement et 30 ans après l’adoption de la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant, il importe que les engagements y afférents soient mis en œuvre.

Dans son discours de lancement des activités, madame la ministre de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant Allahoury Aminata Zourkaleini, a déclaré la nécessité d’ ‹‹ évaluer les actions menées dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la Charte d’une part et réfléchir aux actions prioritaires à faire pour accélérer la mise en œuvre de l’agenda 2040 ››. Un regard rétrospectif sur ce qui a été fait en matière de protection des droits de l’enfant jusqu’à présent puis la définition des actions à mener avant 2040.
En effet, l’agenda 2040 est un programme d’action comportant une dizaine d’aspirations visant la protection et la promotion des droits de l’enfant, dans le cadre de la vision de développement pour l’Afrique jusqu’à l’horizon 2063.
Déjà, une évaluation pour la mise en œuvre de l’agenda au cours de la période 2016 et 2020, a démontré que plusieurs défis restent encore à relever dans le domaine de la santé, l’éducation, la promotion des droits et le travail des enfants. D’où est-il opportun d’accélérer ‹‹ la mise en œuvre de l’agenda 2040, gage de la construction d’un Niger digne des enfants ››, comme l’a martelé au passage madame la ministre.

Sans détour, la situation de l’enfant africain est peu reluisant. Au Niger tout comme dans le Sahel, bon nombre d’enfants vivent dans des situations d’extrême vulnérabilité, car ceux-ci sont contraints à des déplacements provoqués par des terroristes, des bandits de grand chemin, des hommes sans foi ni loi semant la terreur et de la désolation sur leur passage. Les enfants étant les plus vulnérables, sont exposés à bien d’égards.

Pour le représentant des organisations de la société civile intervenant dans la protection de l’enfant, en la matière, des progrès notables ont été accomplis par l’État et ses partenaires, du point de vue législatif et constitutionnel. Exemple de ‹‹ l’adoption du document de protection de l’enfant, de la politique de protection judiciaire et juvénile, de la loi 2014 portant juridiction pour mineur, de l’ordonnance 2016 relatif à la lutte contre la traite des personnes, du document intégré des jeunes et enfants, la mise en place de comités régionaux de protection de l’enfant, le décret portant protection, soutien et accompagnement de la jeune fille en cours de scolarité, la création de service de protection de proximité du service central de la protection des femmes et des mineurs au niveau de la police et de la gendarmerie nationale ››.
Des progrès certes, mais au regard des attentes dans la mis en œuvre de l’agenda 2040, le chantier est encore vaste.

Comme l’a martelé monsieur Sidikou Moussa, les gouvernants doivent œuvrer davantage pour trouver des réponses à la problématique des enfants de la rue, la pauvreté et la précarité des parents, l’insécurité qui affecte les enfants, l’inadéquation entre les réelles aspirations en faveur de la protection des enfants et les allocations budgétaires de l’État dans les différents secteurs touchant la question de l’enfant.

Autre fait social qui amenuise les chances d’épanouissement des enfants, est la mendicité, un phénomène social qui prend aujourd’hui des proportions très inquiétantes.

De même, la dualité entre le droit et la coutume constitue une entrave à la jouissance des droits de l’enfant. Par exemple, le code civil qui fixe l’âge du mariage de la jeune fille à 15 ans et 18 ans pour le garçon, pourrait enfreindre leur droit à l’éducation. Ce n’est pas tout. Que dire du décrochage scolaire des enfants dès le cours primaire, où seulement deux enfants sur dix achèvent ce cursus.

Autant dire que les défis sont énormes dans l’implémentation de l’agenda 2040.

Koami Agbetiafa





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