les clubs pourront toujours dépenser

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Il a été annoncé jeudi dans un long communiqué de presse que l’UEFA a décidé d’appliquer “des mesures d’urgence temporaires, en tant qu’additif au Règlement de l’UEFA sur l’octroi de licence aux clubs et le fair-play financier, afin de prendre en compte l’impact négatif du COVID-19 sur finances du club. “

En d’autres termes, au moment de la crise, les règles d’équilibre comptable changeront. Et cela pourrait, en quelque sorte, satisfaire des clubs français, comme Marseille et le Paris Saint-Germain, tous deux déjà sanctionnés par le fair-play financier.

Plus de règle «dépensez ce que vous gagnez»?

Dans un premier temps, ce règlement prévoyait d’interdire tout dépassement comptable en garantissant un équilibre fixe dans le temps entre dépenses et recettes. Il fallait dépenser ce que le club avait gagné. Marseille, malgré sa solvabilité garantie par son propriétaire Franck McCourt, et Paris n’ayant pas pu justifier ses dépenses colossales depuis 5 ans, ils avaient été sanctionnés par l’Autorité de contrôle financier des clubs (ICFC).

Dans cet esprit, beaucoup s’inquiétaient de la prochaine salve de contrôle du CFFC. Étant donné que l’enfermement, la fin de la saison et la crise économique ont considérablement affecté l’économie du football, on s’attendait à une baisse des revenus et donc à une baisse des dépenses et à des restrictions économiques et sportives.

Beaucoup ont annoncé une baisse des investissements sportifs, des clubs ralentis dans leur volonté de se développer, des équipes comme Rennes et Marseille, qualifiées en Ligue des champions, bloquées dans leur ambition.

Cependant, à terme, grâce à cette modification temporaire du fair-play financier, les choses seront simplifiées et réduites. Pourquoi? Tout se rapporte à la période considérée. Dans le règlement initial du FPF, l’ICFC précise que les périodes de surveillance concernent les 3 dernières saisons. Ainsi, pour un suivi en 2021, concernant tous les clubs qualifiés pour la Coupe d’Europe, il aurait fallu présenter des comptes équilibrés pour les années 2018, 2019 et 2020, la fameuse année “Covid-19”.

2020 non pris en compte

Cependant, comme indiqué dans l’annonce de l’UEFA, “les répercussions négatives de la pandémie sont neutralisées en étalant le déficit combiné sur 2020 et 2021 et en autorisant de nouveaux ajustements liés au COVID-19”. Par conséquent, sur le reporting 2021, l’année 2020, en déficit et déséquilibre dû à la crise économique, ne sera pas prise en compte dans le calcul.

Si une perte financière pendant cette période, avec l’arrêt des matches, la perte des droits TV, la baisse des revenus commerciaux et la chute du marché des transferts, l’ICFC fermera d’une certaine manière les yeux fermés, et les clubs ne le feront pas pas obligé d’inclure cette saison dans leur bilan.

Et sur la période suivante, 2020, l’année covid-19, sera neutralisée en faisant la moyenne avec l’année 2021. Plutôt que de faire, en 2022, l’étude des années 2019, 2020 et 2021, l’ICFC se penchera sur les années 2018, 2019 et la moyenne des années 2020 et 2021.

Les ambitions des clubs facilitées?

Prenons par exemple le cas de Rennes, qualifié pour la Coupe d’Europe. En 2018, selon les comptes de la DNCG, elle avait un solde net positif de 4,6 millions d’euros, en 2019 un déficit de 1,02 million d’euros. Concernant le reporting 2021, 2020 n’est pas intégré et l’UEFA maintient l’autorisation de déficit maximum de 30 millions d’euros. Le club disposera ainsi d’une marge de manœuvre de 33,58 millions d’euros sur le marché des transferts. Et en 2022, elle aura le temps de neutraliser 2020 en améliorant ses revenus en 2021.

J’espère que cela lui permettra de bien paraître dans le sport l’année prochaine.





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