Les députés examinent le document de débat sur l’orientation budgétaire (DOB) pour la période 2021-2023 – L’innovation au service de l’information pour mieux informer.

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Le président de l’Assemblée nationale, SE. Ousseini Tinni a présidé hier les travaux de la session plénière entrant dans le cadre de la 1ère session ordinaire de l’année 2010 dite session des lois qui se poursuivent activement dans la salle de concertation hémicycle à Niamey. Au cours de la plénière, les parlementaires ont tenu le débat d’orientation budgétaire (DOB) pour la période 2021-2023.

Ce 4ème débat d’orientation budgétaire s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du cadre harmonisé des finances publiques initié par l’UEMOA. La plénière s’est déroulée en présence des commissaires du gouvernement, M. Diop Mamadou, ministre des finances, de M. Ahmat Jidoud, ministre délégué, chargé du Budget, de M. Barkaï Issouf, ministre chargé des relations avec les institutions, les directeurs généraux des douanes, du Trésor, des impôts et du budget.

Le débat d’orientation budgétaire (DOB) vise à contribuer au renforcement des pouvoirs de contrôle de l’institution parlementaire afin d’améliorer ses informations sur l’évolution des finances publiques à moyen terme. Lors de ce débat, le ministre des Finances a présenté les perspectives économiques et financières 2021-2023 pour le Niger. Ainsi en 2021, la politique budgétaire est essentiellement orientée spécifiquement dans la gestion de la sortie de crise de la santé convoitée-19 et ses impacts socio-économiques et financiers. Il sera également, a-t-il ajouté, consacré à la mise en œuvre d’actions et de mécanismes de relance économique et au renforcement de la résilience du tissu économique national face aux chocs exogènes.

Il convient de noter que le débat d’orientation budgétaire permet aux députés de renforcer leurs informations avant le vote sur le projet de loi de finances et de donner leur avis sur les hypothèses, les options de politique économique et leur traduction. Quant au document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP), il constitue un outil du cadre macroéconomique, budgétaire et financier. Il vise à projeter, d’une part, les perspectives de mobilisation des ressources sur une période de trois ans et, d’autre part, à allouer ces ressources aux ministères et institutions pour la mise en œuvre des programmes budgétaires. Il s’agit d’un instrument permettant de cadrer la préparation du budget annuel afin de permettre une utilisation optimale des ressources conformément aux priorités du gouvernement.

Les parlementaires lors des débats ont posé plusieurs questions relatives au budget et au programme, en un mot sur la situation financière et les ressources du pays auxquelles le ministre a donné de nombreuses réponses. M. Mamadou Diop a rassuré les parlementaires que le gouvernement entend donner une impulsion à la politique budgétaire, économique et sociale pour la période 2021-2023. Concernant le secteur du développement rural, le gouvernement poursuit résolument la mise en œuvre des politiques de développement du secteur, notamment à travers l’initiative 3N, le programme Kandadji et le programme Millennium Challenge Corporation. Le ministre Mamadou Diop a enfin évoqué l’exploitation de l’or qui, selon lui, le plan de production pour la période 2021-2023 figurait dans le document produit par le gouvernement. La contribution de l’extraction d’or moderne et artisanale au budget de l’État pour l’année 2019 a été estimée à 979 millions de francs CFA. Concernant le projet Salkadamna, le ministre des Finances soutient que le gouvernement est en train d’identifier un partenaire technique et financier pour sa réalisation.

Peu de temps après ce débat, les parlementaires ont voté avec 113 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention de la loi habilitant le gouvernement à prendre des décisions en matière de ratification des accords de prêt et des protocoles d’octroi. avec commissions et intérêts. Il existe également des textes législatifs nécessaires à la mise en œuvre des programmes conclus avec les partenaires au développement.

Enfin, il convient de noter qu’auparavant, la commission des questions économiques et de la planification avait présenté la proposition de résolution pour la création d’une commission parlementaire d’enquête sur l’exploitation, la commercialisation et la distribution des bénéfices pétroliers au Niger. de 2011 à 2020. Cette proposition a été rejetée par les députés après un vote avec 104 voix rejetant la proposition dans son ensemble, une (1) contre le rejet et quatre (4) abstentions.

Les travaux en plénière reprennent ce mardi avec l’ordre du jour, l’examen et le vote de trois projets de loi en procédure d’urgence à la demande du gouvernement.

Par Seini Seydou Zakaria (ONEP)



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