Les Maliens appelés à “l’union sacrée” pour sortir de la crise

0
49



Publié le:

Le président de la CEDEAO, le chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou, a demandé lundi à ses pairs ouest-africains d’adopter “des solutions fortes pour une sortie rapide de la crise au Mali”, dont la résolution nécessite également selon lui “l’union sacrée des tous les Maliens “.

A l’occasion d’un sommet extraordinaire entre les dirigeants des pays d’Afrique de l’Ouest, qui s’est tenu ce lundi 27 juillet par visioconférence, le président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et président du Niger, Mahamadou Issoufou, a demandé lundi ses pairs à adopter «des solutions fortes pour une sortie rapide de la crise au Mali».

“Il faut donc sortir de ce sommet extraordinaire avec des solutions durables et des décisions fortes, capables de garantir la stabilité du Mali et donc de la région”, a déclaré Mahamadou Issoufou à l’ouverture de la rencontre. “Le temps presse et les risques sont grands”, a-t-il souligné.

Le chef de l’Etat nigérien a rappelé que le Mali était presque entièrement tombé entre les mains de groupes djihadistes en 2012 et qu’un effondrement de l’Etat aurait de graves conséquences non seulement pour le Mali, mais aussi pour “tous ses voisins et même au-delà”, le Niger et Burkina Faso.

“La situation nous interpelle tous, mais elle concerne avant tout tous les Maliens. Cette situation nécessite un bond national de leur part. Elle nécessite l’union sacrée de tous les Maliens. Nous avons le devoir d’en créer les conditions”, a ajouté l’actuel président de la CEDEAO. .

Le président malien dénonce un “coup d’État effréné”

Les efforts de médiation de l’organisation ouest-africaine se sont jusqu’à présent heurtés à l’intransigeance des dirigeants du mouvement bigarré qui défie depuis juin le président Ibrahim Boubacar Keïta en exigeant sa démission.

“Le Mali a aujourd’hui besoin d’une Assemblée nationale en adéquation avec les résultats des élections législatives, d’un gouvernement d’unité nationale, d’une nouvelle Cour constitutionnelle (et) d’une enquête sur les événements des 10, 11 et 12 juillet”, qui a laissé entre 11 et 23 juillet. mort, a ajouté Mahamadou Issoufou.

Le président de la CEDEAO a également souligné une fois de plus qu’un départ forcé du président Keïta était “contraire” aux règles démocratiques en vigueur au sein de l’organisation qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest.

Le président Keïta s’est alors exprimé depuis Bamako pour critiquer vivement l’opposition dans son pays, selon des sources proches de la CEDEAO.

Il a déclaré que “ceux qui descendent dans la rue veulent imposer une transition et faire un coup d’État effréné pour contester la laïcité du pays”, a déclaré une source proche de la présidence malienne, alors que le mouvement de contestation a pour figure centrale un chef religieux influent. , Imam Mahmoud Dicko.

Avec l’AFP



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici