Les ministres africains des finances appellent à une réponse coordonnée contre le COVID-19 pour atténuer l’impact négatif sur les économies et la société

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Les ministres africains des finances appellent à une réponse coordonnée contre le COVID-19 pour atténuer l’impact négatif sur les économies et la société – IciNiger: Niger news






















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Addis-Abeba, 23 mars 2020 – Les ministres africains des finances se sont réunis le 19 mars pour une conférence virtuelle pour un échange d’idées sur les efforts de leurs gouvernements respectifs pour faire face aux impacts sociaux et économiques de COVID -19. Ils soulignent qu’avant même la pandémie de COVID-19, l’Afrique connaissait déjà un énorme déficit de financement dans les mesures et programmes de financement visant à atteindre les ODD et les cibles et objectifs de l’Agenda 2063. Les ministres ont souligné que sans efforts coordonnés, le COVID- La pandémie aura des implications importantes et dommageables pour les économies africaines et la société dans son ensemble. Les prévisions économiques initiales dans la plupart des économies sont révisées en moyenne de 2 à 3 points de pourcentage pour 2020 en raison de la pandémie.

Les ministres conviennent de ce qui suit:

  • Dans le cadre d’une mesure sanitaire immédiate, une réponse coordonnée est requise dans la logistique et la livraison des équipements de test. À cet égard, les ministres soulignent la nécessité de travailler avec l’OMS et les institutions continentales existantes, en particulier l’Union africaine et les CDC en Afrique, tout en utilisant au maximum les systèmes existants et les partenaires de financement, tels que le Fonds mondial. Une attention particulière devrait être accordée aux États fragiles et aux populations vulnérables, en particulier les femmes et les enfants et ceux qui vivent dans des établissements urbains informels. En outre, compte tenu de l’infrastructure sanitaire limitée et du fait que la plupart des produits pharmaceutiques et médicaux consommés en Afrique sont importés, les ministres appellent la communauté internationale à soutenir la modernisation des infrastructures sanitaires et à fournir un soutien direct aux installations existantes.
  • L’Afrique a un besoin urgent d’une reprise économique de 100 milliards de dollars. À ce titre, l’exonération de tous les paiements d’intérêts, estimée à 44 milliards de dollars US d’ici 2020, et la prolongation éventuelle de la dérogation à moyen terme, fourniront un espace budgétaire et une liquidité immédiate aux gouvernements, dans leurs efforts pour lutter contre le COVID-19. pandémie. L’exonération des paiements d’intérêts devrait inclure non seulement les paiements d’intérêts sur la dette publique, mais également sur les obligations souveraines. Pour les États fragiles, les ministres conviennent de la nécessité de considérer l’exonération des capitaux et des intérêts et d’encourager l’utilisation des installations existantes de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres institutions régionales.
  • En outre, les ministres soulignent la nécessité de soutenir le secteur privé et de protéger plus de 30 millions d’emplois à risque, en particulier dans les secteurs du tourisme et des compagnies aériennes à travers le continent. Dans d’autres secteurs essentiels, notamment l’agriculture, les importations et les exportations, les produits pharmaceutiques et les services bancaires, les ministres conviennent que tous les paiements d’intérêts et de principal sur la dette des entreprises, les baux, le refinancement des installations et les mécanismes de garantie devront être utilisés pour exonérer, restructurer et fournir des liquidités en 2020. Une ligne de liquidité devra également être mise à la disposition du secteur privé afin de garantir la continuité des achats essentiels et que toutes les PME dépendantes du commerce puissent continuer à fonctionner. Ces mesures, comme convenu, doivent accompagner une politique d’ouverture des frontières commerciales. À cet égard, les ministres notent que l’Europe et les États-Unis, en particulier, peuvent intégrer cela dans le cadre de leur relance dans leurs systèmes privés et financiers.

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Section communication
Commission économique pour l’Afrique
B.P. 3001
Addis Ababa
Ethiopie
Téléphone: +251 11551 5826
Courriel: eca-info@un.org

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