les pourparlers s’intensifient pour trouver un accord sur le plan de relance

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Les Vingt-Sept ont poursuivi dimanche leurs négociations sur le plan de relance européen qui devrait permettre à l’économie du continent de se redresser après la crise des coronavirus. Angela Merkel a évoqué la possibilité “qu’il n’y ait pas de résultat”.

Les rencontres se sont multipliées entre dirigeants européens dimanche 19 juillet à Bruxelles, dans l’espoir d’éviter un échec dans la négociation du plan de relance post-coronavirus, qui a révélé d’importantes divisions entre les Etats.

Le troisième jour d’un sommet qui devait durer deux ans, après plus de 55 heures de réunions, les discussions à 27, plusieurs fois reportées, ont repris autour d’un dîner vers 19h20. (17 h 20 GMT).

Le président du Conseil européen, Charles Michel, médiateur du sommet, a multiplié toute la journée les rencontres en tête-à-tête ou en petits groupes, le plus souvent sur le balcon de son bureau où une longue table a été dressée et dont les photos ponctuées réseaux sociaux.

Les choses «bougent lentement»

L’issue du sommet, le plus long des dirigeants de l’Union européenne (UE) depuis celui de Nice en 2000 sur une révision des traités dans le cadre de l’élargissement à l’Est (quatre jours et quatre nuits), est restée très incertaine. . Les choses “avancent lentement”, a indiqué une source européenne.

Le Luxembourgeois Xavier Bettel, habitué aux sommets depuis sept ans, a admis avoir “rarement vu des positions aussi diamétralement opposées, sur de nombreux points”.

Sur la table des négociations, un fonds constitué d’une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, qui fait face à une récession historique, soutenu par le budget de l’UE à long terme (2021-2027) de 1,074 milliard d’euros.

>> Lire: Covid-19: pourquoi l’Europe se déchire sur le plan de relance économique

Les dernières discussions se sont principalement concentrées sur la part du fonds de relance qui sera consacrée aux subventions, par rapport à ce qui serait restitué aux États sous forme de prêts (et donc remboursables).

Les pays dits «frugaux» (Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark, auxquels la Finlande est associée) privilégient les prêts et préconisent une réduction du volume global du plan.

L’unanimité nécessaire des 27 Etats membres rend un accord particulièrement difficile. D’autant plus que ce n’est pas le seul point de friction.

Parmi ceux-ci, le lien entre le versement de l’aide et le respect de l’État de droit, qui hérisse particulièrement Budapest et Varsovie, actuellement dans la ligne de mire de l’UE.

Paris et Berlin pour les grosses bourses

Concernant les subventions, la France et l’Allemagne souhaitent qu’une partie substantielle du budget de relance lui soit consacrée, dans l’esprit du fonds de 500 milliards qu’elles avaient proposé mi-mai. Et ils font valoir que la somme prévue pour le soutien direct aux plans nationaux de réforme est de 325 milliards d’euros, comme dans la dernière proposition, selon des sources européennes.

La frugalité a quant à elle offert un parfait équilibre entre les deux, selon ces sources. “Nous recherchons un compromis entre 350 et 400”, a déclaré une source à l’AFP.

La chancelière allemande Angela Merkel a ouvert la journée en avertissant qu’il était “possible qu’aucun résultat ne soit obtenu”, tandis que le président français Emmanuel Macron a averti que “des compromis” ne pourraient pas être faits “au prix de” l’ambition européenne “.

La deuxième journée de discussion, sous haute tension, s’est terminée dans la nuit de samedi à dimanche par une rencontre “très dure”, selon plusieurs sources, entre le président français, la chancelière allemande et les dirigeants des quatre “frugaux” et du Finlande.

Pour tenter d’amadouer le Néerlandais Mark Rutte, particulièrement réservé sur le plan de relance et qui réclame l’unanimité pour la validation des plans nationaux de réforme demandés en échange d’une aide européenne, Charles Michel a proposé un mécanisme permettant à un pays qui aurait des réserves de ouvrir un débat à 27.

Une telle configuration équivaudrait de facto à un droit de veto pour chaque capital. Cette demande inquiète Rome et Madrid, qui craignent d’être soumises à un programme de réformes imposé (marché du travail, retraites …).

Avec AFP





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