Les violences continuent au Proche-Orient, Joe Biden optimiste malgré tout

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Alors que les tirs de roquette du Hamas vers Israël se poursuivent et que Tsahal a promis de continuer à frapper Gaza, de nombreuses villes en Israël ont été le théâtre “d’émeutes” dans la nuit de mercredi à jeudi. Le président américain, qui s’est entretenu avec le Premier ministre palestinien, a dit espérer que le conflit se termine rapidement.

Le Hamas a lancé des roquettes sur Tel Aviv et en direction de Jérusalem tôt jeudi 13 mai et Israël a promis de continuer à mener des frappes à Gaza malgré l’optimisme du président américain Joe Biden, selon qui les hostilités pourraient bientôt prendre fin.

Au moins 67 personnes ont été tuées à Gaza depuis l’escalade des violences lundi, selon le ministère de la Santé du territoire. Sept personnes ont été tuées en Israël, selon des sources hospitalières.

Mercredi, Israël a annoncé la mort de 16 membres des brigades Ezzedine al Kassam, l’aile militaire du Hamas, dans les bombardements qui ont ciblé Gaza en riposte au tir de centaines de roquettes depuis l’enclave palestinienne.

Si l’esplanade des Mosquées semble avoir retrouvé son calme jeudi, de nombreuses villes en Israël ont, elles, été le théâtre “d’émeutes” nocturnes. Des militants d’extrême droite ont manifesté à travers le pays, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre, et parfois des Arabes israéliens. La police a indiqué “réagir aux incidents violents dans plusieurs villes, notamment Lod, Acre et Haïfa”.


Un lynchage en direct à la télévision

Et le pays accusait le choc de la diffusion, en direct à la télévision du lynchage d’un homme, considéré arabe par ses agresseurs, près de Tel-Aviv. Ces images insoutenables montrent un homme sorti de force de sa voiture puis roué de coups par une foule de plusieurs dizaines de personnes, jusqu’à ce qu’il perde connaissance.

Face à l’intensification des combats, une troisième réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, publique cette fois-ci, est attendue vendredi. Lors des deux premières visioconférences, tenues à huis clos, les États-Unis se sont opposés à l’adoption d’une déclaration commune pour faire arrêter les affrontements, la jugeant “contre-productive” à ce stade, selon des diplomates.

Washington a toutefois annoncé l’envoi d’un émissaire en Israël et dans les Territoires palestiniens pour exhorter une nouvelle fois à la “désescalade”, tandis que Moscou a appelé à une réunion d’urgence du Quartet sur le Proche-Orient (UE, Russie, USA, ONU).

Joe Biden est optimiste

“Mon attente et mon espoir, c’est que cela se terminera assez rapidement, mais Israël a le droit de se défendre”, a déclaré Joe Biden mercredi après s’être entretenu avec Benjamin Netanyahu. Le président américain n’a pas expliqué les raisons de son optimisme. Le bureau du Premier ministre israélien a pour sa part déclaré qu’il avait dit à Joe Biden qu’Israël “continuerait à agir pour frapper les capacités militaires du Hamas et des autres groupes terroristes actifs dans la bande de Gaza.”

De son côté, le secrétaire d’État américain Antony Blinken s’est entretenu avec le président palestinien Mahmoud Abbas et a déclaré que Washington “déployait des efforts avec toutes les parties concernées pour rétablir le calme”, a indiqué l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.

Ce regain de violence est la conséquence d’affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes autour de la mosquée Al Aqsa à Jérusalem, où les tensions ont été alimentées ces dernières semaines, qui correspondent au mois sacré musulman du ramadan, par le risque d’expulsion de plusieurs familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est.

Avec Reuters et AFP



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