l’ex-président Bozizé annonce sa candidature à l’élection présidentielle

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L’ancien chef de l’Etat centrafricain François Bozizé, évincé du pouvoir par les rebelles en 2013, a annoncé samedi sa candidature à l’élection présidentielle de décembre 2020, devant les militants de son parti réunis en congrès à Bangui.

Après six ans d’exil à l’étranger, François Bozizé, rentré mi-décembre 2019 en cachette à Bangui, a annoncé samedi 25 juillet sa candidature à l’élection présidentielle en République centrafricaine.

«Le congrès vient de me nommer candidat de Kwa Na Kwa à la prochaine présidentielle (…) J’accepte solennellement la mission que vous me confiez», a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé à ses partisans et diffusé en direct sur Facebook.

Arrivé de force à la tête de la République centrafricaine en 2003, ce général d’armée a été renversé dix ans plus tard par une coalition de mouvements rebelles appelée la Séleka.

Ce coup d’État avait plongé le pays dans une guerre civile, marquée par de violents affrontements communautaires entre la Séléka et les milices anti-balaka, qui avaient émergé pour soutenir le président déchu.

François Bozizé est toujours sanctionné par les Nations unies pour son rôle dans la crise de 2013 au cours de laquelle il est accusé d’avoir soutenu les milices anti-balaka.

Vote présidentiel à haut risque

La République centrafricaine, l’un des pays les plus pauvres du monde, est dirigée depuis 2016 par Félix Archange Touadera, probable candidat à la réélection.

Cette élection, prévue pour décembre, est jugée à haut risque: les deux tiers du pays sont toujours contrôlés par des groupes armés, malgré un accord de paix signé en février 2019 à Khartoum entre le gouvernement et 14 milices.

Lors de son discours, François Bozizé a peint «un tableau aussi sombre que traumatisant» de son pays. Il a fustigé «l’absence de démocratie», «la montée du tribalisme», «la gravité de la situation sécuritaire» et «l’absence totale d’autorité de l’État».

François Bozizé s’est présenté comme le candidat de “la réconciliation nationale et de l’unité”, appelant au “rassemblement” des autres partis derrière sa candidature.

Avec l’AFP



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