L’histoire d’une idée simple – Le Sahel

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Titulaire d’un Master en science politique, marié et père de famille M. Assan Boubacar Midal, 44 ans. Il est originaire de Tassara où il a fait ses études primaires. Arrivé à Niamey depuis 1987, pour poursuivre ses études secondaires au CEG 5, puis à l’Institut de la Ligue islamique mondiale où il obtient son BAC A8, il s’inscrit ensuite en 1ère année de droit à l’Université Abdou Moumouni en 2001 avant de partir en Libye poursuivre ses études en science politique. Après ses études, Assan Boubacar Midal a travaillé dans l’industrie du tourisme en Libye. Il est retourné au Niger où il a travaillé dans des associations caritatives avant d’embrasser la carrière de journaliste et photo reporter pour certains médias nigérians et internationaux pendant près de quatre ans.

Tout a commencé le jour où Assan Boubacar Midal a décidé d’équiper sa maison. “Je suis allé au marché pour acheter les meubles, mais je n’ai pas pu obtenir ce que je voulais parce que je trouvais les meubles non seulement très fragiles mais aussi le prix exorbitant”, se souvient-il. Depuis lors, M. Midal a eu l’idée de créer quelque chose d’original et de solide. Ainsi, il a commencé à ramasser des morceaux de planches et de palettes abandonnées (bois utilisé pour emballer les marchandises des ports) pour fabriquer ses propres meubles (canapés, tables basses, meubles de télévision, armoires, plats et tables, etc.).

C’est un travail artistique que M. Midal a commencé par hasard mais a vraiment réussi. Au début, il était appelé tous les noms. “Certaines personnes m’ont traité de fou, d’autres m’ont appelé” le cueilleur de tout ce que les gens ne veulent pas “”, se souvient-il. En effet, Ag Midal n’a aucune formation en menuiserie, il a juste osé et il est en train de devenir un modèle pour de nombreux jeunes. «Quand les gens viennent me rendre visite, ils apprécient mes meubles et surtout les pagnes avec lesquels je recouvre le salon les rendent encore plus intéressants; ce qui m’a beaucoup motivé à en faire plus “, nous a-t-il confié. Assan Boubacar Midal recycle tout ce qu’il recueille pour faire des choses utiles. Avec cette activité, il crée des emplois et contribue à la sauvegarde de l’environnement. Ces créations ont une touche particulière et reflètent De plus, ces jolis produits Made in Niger ne sont pas chers par rapport aux meubles importés non seulement chers mais aussi peu résistants.

On retrouve chez Ag Midal, des tables réalisées avec des pneus ou tourelles recyclés (supports de câbles usés) qu’il recueille nettoie et arrange; l’étagère à chaussures; poubelles en bois de chauffage jeté; veilleuses faites de branches d’arbres. Plus récemment, la pandémie de coronavirus a poussé M. Midal à commencer à coudre des lambeaux de tissu restant à distribuer aux nécessiteux. Au lieu de jeter des pneus pour détruire les infrastructures, ils devraient être utilisés pour les rendre utiles à la population. «Le soutien des autorités et des personnes qui s’intéressaient beaucoup à ma création m’a encouragé à aller de l’avant. Certes, cette activité que j’exerce me donne moins de revenus que celle que j’exerçais auparavant, mais elle donne aux jeunes la possibilité de se former et d’avoir des revenus pour prendre soin d’eux. C’est déjà une satisfaction morale », a-t-il dit.

Ainsi, le prix d’un ensemble de meubles (canapé 4 pièces, table, pouf et meuble télévision) pour le salon varie entre 180 et 200 000 FCFA; les prix des Poufs et Tables en pneus recyclés varient entre 15 000 et 25 000 FCFA; tables entre 10 et 15 000 FCFA; les armoires à 45 000 FCFA chacune.

Aussi, depuis la création de son entreprise fin 2017 jusqu’à aujourd’hui, M. Assan Boubacar Midal a dû former plusieurs jeunes dans ce domaine. Mais à l’heure actuelle, il a engagé quatre jeunes qui travaillent en permanence. Pour l’avenir, Assan Boubacar Midal espère réaliser de petits bancs pour donner de l’espoir et alléger les souffrances des enfants qui étudient sur le terrain. Ag Midal prévoit également de participer à l’embellissement de la capitale. En effet, elle entend, avec l’accord de la Ville de Niamey, remplacer les pneus sales qui se trouvent à certains carrefours par des pneus recyclés, travaillés, propres et décorés.

Aïchatou Hamma Wakasso (onep)



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