l’opposition exige le départ du président Keïta et de son Premier ministre

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L’opposition malienne a réclamé, mercredi 29 juillet, le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, ainsi que celui de son Premier ministre, Boubou Cissé, alors que le pays est plongé dans une crise socio-politique depuis juin.

Le “seul slogan” de l’opposition au Mali reste la démission du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit “IBK”, ainsi que celle de son Premier ministre, Boubou Cissé, ont indiqué mercredi ses dirigeants.

“Le seul slogan reste la démission d’IBK et de son régime”, a déclaré à la presse l’un des dirigeants de la coalition M5-RFP, Choguel Maïga.

La figure de proue du mouvement d’opposition, l’Imam Mahmoud Dicko, a pour sa part indiqué qu’il avait demandé au Premier ministre “de démissionner, afin que nous puissions former un véritable gouvernement d ‘” unité nationale “.

Au pouvoir depuis 2013, le président Keïta est massivement contesté dans la rue depuis juin. Au climat d’exaspération, alimenté depuis des années par l’instabilité sécuritaire dans le centre et le nord du pays, le marasme économique ou la corruption jugée endémique, s’est ajoutée l’invalidation par la Cour constitutionnelle d’une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril.

Le 10 juillet, la troisième grande manifestation contre le pouvoir à l’appel du M5-RFP a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers à Bamako, les pires dans la capitale depuis 2012, qui ont fait 11 morts selon le Premier ministre. Une division de la mission de l’ONU dans le pays (Minusma) parle de 14 manifestants tués. Le M5 évoque 23 morts.

La crise politique actuelle au Mali, dont une grande partie du territoire, en proie à des violences djihadistes et / ou communautaires presque quotidiennement, échappe à l’autorité de l’Etat, inquiète ses alliés et voisins, qui craignent que le pays ne sombre dans le chaos.

Pour empêcher le pays sahélien, épicentre de la menace djihadiste au Sahel, de sombrer dans le chaos, les dirigeants ouest-africains ont adopté lundi un plan de sortie de crise lors d’un sommet.

Tout en écartant la démission du président Keïta, les dirigeants de la CEDEAO ont notamment exigé la «démission immédiate» de la trentaine de députés dont l’élection est contestée, dont le président du Parlement, Moussa Timbiné. Ils ont demandé à la majorité présidentielle de faire tout son possible pour que ses élus suivent ce slogan. Ils ont également appelé à la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

De son côté, le Premier ministre malien Boubou Cissé s’est lancé mardi dans une opération de séduction de l’opposition, affirmant qu’elle était «fortement souhaitée» au sein d’un gouvernement d’unité nationale. En vain.

Avec l’AFP



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