Lors de sa première tournée asiatique, Antony Blinken met en garde Pékin

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Le chef de la diplomatie américaine, qui se trouvait mardi à Tokyo dans le cadre de sa première tournée en Asie, a mis en garde la Chine contre l’utilisation de la “coercition et de l’agression” sous peine d’une riposte des États-Unis. Antony Blinken, qui sera à Séoul mercredi, doit ensuite rencontrer des responsables chinois jeudi en Alaska.

Antony Blinken a mis en garde Pékin, mardi 16 mars, contre l’utilisation de la “coercition et de l’agression” alors que le secrétaire d’État américain entend profiter de son premier déplacement international pour solidifier les alliances des États-Unis en Asie afin de contenir l’influence de la Chine.

Les revendications territoriales de Pékin dans les mers de Chine orientale et méridionale contribuent à accentuer les tensions dans les relations sino-américaines et constituent une préoccupation importante pour le Japon. “Nous riposterons si nécessaire lorsque la Chine utilisera la coercition et l’agression pour arriver à ses fins”, a déclaré Antony Blinken.

Le déplacement à Tokyo, puis à Séoul mercredi, du chef de la diplomatie américaine, au côté du secrétaire à la Défense Lloyd Austin, marque la première visite à l’étranger de hauts représentants de l’administration du président Joe Biden et intervient après une réunion virtuelle la semaine dernière du “Quad” (le dialogue quadrilatéral sur la sécurité, entre les dirigeants des États-Unis, du Japon, de l’Australie et de l’Inde).

Dans une déclaration commune avec leurs homologues japonais Toshimitsu Motegi et Nobuo Kishi, Antony Blinken et Lloyd Austin ont dit reconnaître que “le comportement de la Chine, lorsqu’il est incompatible avec l’ordre international existant, présente des défis politique, économique, militaire et technologique pour l’Alliance et la communauté internationale”.

Réunion avec Pékin à Anchorage

Ces déclarations interviennent avant une réunion prévue jeudi en Alaska qui marquera la première rencontre entre les responsables de l’administration Biden et leurs homologues chinois pour discuter des relations entre les deux grandes puissances mondiales.

Les entretiens dans la ville d’Anchorage entre Antony Blinken et le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale Jake Sullivan d’une part, et le haut responsable chinois Yang Jiechi et le ministre des Affaires étrangères Wang Yi d’autre part, représentent “une première discussion pour comprendre nos intérêts, intentions, et priorités”, a une responsable américaine à des journalistes mardi.

“Il y a parfois le sentiment, la perception, ou peut-être l’espoir à Pékin que notre message public diffère de notre message privé, et nous pensons qu’il est très important de dissiper très rapidement cette idée”, a-t-elle ajouté. Elle a donc assuré que les diplomates américains se montreraient aussi fermes dans le huis clos des rendez-vous que dans leurs déclarations récentes quant à leurs “profondes inquiétudes” sur la répression des musulmans ouïghours, qualifiée de “génocide” par Washington, l’autonomie de Hong Kong, “la coercition économique” subie par les voisins de la Chine ainsi que “les activités chinoises de plus en plus agressives à travers le détroit de Taïwan”.

Pour autant, l’administration Biden assure ne pas vouloir entrer dans des négociations détaillées à ce stade et donc ne pas s’attendre à des annonces immédiates. Il n’y aura d’ailleurs aucune déclaration commune à l’issue de la rencontre d’Anchorage.

Avec Reuters et AFP



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