MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF D’ETAT SEM. ISSOUFOU MAHAMADOU À L’OCCASION DU 60ÈME ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU NIGER

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Nigériens, Nigériens,

Mes chers concitoyens,

C’est la dixième fois que je vous parle à l’occasion des cérémonies commémorant l’anniversaire de l’indépendance de notre pays. L’année prochaine, à la même date et à la même heure, le Président que vous aurez élu, le 27 décembre ou le 20 février selon le cas, vous présentera ses salutations à l’occasion du 61e anniversaire de l’adhésion de notre pays a la souveraineté internationale. En effet, un moment fort dans la mise en œuvre du programme de la renaissance, une étape décisive dans le processus de consolidation des institutions démocratiques et républicaines, les élections locales et législatives et l’élection présidentielle au 1er tour ainsi que le second tour de l’élection présidentielle seront organisés respectivement le 13 décembre 2020, le 27 décembre 2020 et le 20 février 2021. Oui ce sera le point culminant. Oui, ce sera une étape décisive; Ce sera ma plus grande réussite, celle de la promesse la plus emblématique du programme de renaissance.

C’est pourquoi j’accorde une attention particulière à la préparation et au déroulement de ces élections qui, d’ailleurs, sont de nature historique car pour la première fois en 60 ans d’indépendance, un président démocratiquement élu passera le relais à un autre démocratiquement. élu.
Pour assurer la transparence et la crédibilité du processus électoral, nous avons assuré la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), le développement d’un dossier électoral biométrique, et l’arbitrage des contentieux électoraux par une cour constitutionnelle dont la composition son indépendance.

Je me réjouis de voir l’enthousiasme suscité par l’opération d’inscription biométrique des électeurs dans toutes les régions de notre pays, qui a permis d’obtenir un nombre d’inscriptions de 7,4 millions d’individus, presque équivalent à celui des élections de 2016. Ce résultat est le fruit du travail effectué par le comité de dossier biométrique et l’opérateur technique malgré les conditions de sécurité et de travail parfois très délicates.
Pour garantir et renforcer la transparence et la crédibilité des différents scrutins, j’ai demandé à l’OIF, à la CEDEAO et à l’Union africaine d’auditer le dossier biométrique en préparation. Cet audit renforcera la confiance des acteurs politiques et renforcera notre processus électoral.

Je salue également l’établissement par la CENI d’un calendrier consensuel pour les élections car il est conforme aux souhaits de tous les partis politiques. Cela renforcera encore la position de notre pays en tant que modèle de démocratie. Surtout, avec la légitimité et la stabilité des institutions qu’elles fournissent, des élections transparentes sont l’une des conditions de la poursuite de la transformation économique et sociale du pays. Le gouvernement est donc chargé de donner à la CENI les moyens nécessaires à l’organisation de tous les scrutins dans les délais convenus et dans les meilleures conditions de transparence.

J’appelle les partis politiques, ceux de la majorité comme ceux de l’opposition comme les non affiliés, à privilégier les débats d’idées, les débats programme contre programme. Ce sera leur contribution à la modernisation de la vie politique dans notre pays. Ce sera leur contribution à la promotion des valeurs et une noble expression des votes. Les partis politiques doivent tirer de nos trente ans d’histoire démocratique cette leçon évidente: le peuple nigérien rejette les archaismes politiques, en particulier le retrait identitaire, il reste attaché à son unité et préfère voter pour des idées. Un débat sain et un programme contre programme sera le meilleur moyen de lui montrer le respect qu’il mérite.

C’est le lieu de saluer le soutien technique et financier de nos partenaires, pays amis et organisations internationales, dans la mise en œuvre de ce processus électoral historique pour notre pays.
Mes chers concitoyens,
Nous avons besoin d’institutions démocratiques fortes pour transformer notre pays à long terme. Nous en avons besoin maintenant pour relever le défi de la sécurité. En effet, nous continuons à faire face à plusieurs foyers de menaces: Boko Haram, actif dans le lit du lac Tchad, des organisations terroristes et criminelles à nos frontières avec le Mali et le Burkina Faso, des bandits armés à la frontière entre la région de Maradi et le Nigéria et des trafiquants de de toutes parts dans le désert du Sahara, en particulier à la frontière libyenne.

Notre lutte contre les organisations terroristes et criminelles prendra du temps. Nous devons continuer à nous y préparer en conséquence. Nous continuerons donc d’augmenter la taille de nos forces de défense et de sécurité. Pour assurer la sécurité d’un territoire aussi vaste que notre pays, nous devons, au cours des prochaines années, au moins doubler ces chiffres. Nous devons continuer à nous concentrer sur la formation et l’équipement des forces spéciales et sur le renforcement de la troisième dimension. Nous devons également continuer à renforcer nos alliances. La promotion de l’intégration sécuritaire dans le bassin du lac Tchad à travers la Force Multinationale Conjointe – FMM, au Sahel via le FC G5 Sahel, doit rester une priorité essentielle. Notre pays continuera d’apporter sa contribution à la mise en place et à l’opérationnalisation de la coalition sahélienne contre le terrorisme. La mise en place de l’opération Takuba, la contribution des forces africaines en coordination avec Barkhane, les armées nationales et le FC G5 Sahel sont d’autant plus une source d’espoir que la mise en œuvre de la feuille de route du sommet de Pau du 13 janvier 2020, récemment mise à jour par le sommet de Nouakchott du 30 juin, nous a permis d’enregistrer de grands succès contre l’ennemi. En particulier, la mise en place d’un commandement conjoint a prouvé son efficacité. Dans ce combat commun, nos forces de défense et de sécurité jouent leur rôle avec honneur et dignité, confirmant ainsi qu’elles méritent d’être classées parmi les meilleures armées de notre continent. Ils ont mes félicitations et tous mes encouragements. Ceux de leurs éléments déchus resteront gravés dans nos mémoires. Les travaux de construction du mémorial qui leur est dédié débuteront très prochainement. Le gouvernement est chargé pour que le Waqf, mis en place pour que leurs familles vivent dans la dignité, soit rapidement opérationnel.
En tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, notre pays continue de plaider pour une plus grande attention de la communauté internationale à la situation sécuritaire au Sahel, l’élargissement et le renforcement du mandat de la MINUSMA, la recherche du long terme le financement de la Force conjointe du G5 Sahel, le financement du programme d’investissement prioritaire du G5 Sahel, le règlement de la crise libyenne.

La lutte contre le terrorisme est mondiale: politique, militaire, économique et idéologique. Ce caractère global se traduit par les quatre piliers définis au sommet de Pau et confirmés par celui de Nouakchott: l’intensification de la lutte contre le terrorisme, le renforcement des capacités militaires des États du G5 Sahel, l’appui au retour de l’État et des administrations dans les zones menacées par les groupes terroristes armés, l’aide au développement. La mise en œuvre de ces quatre piliers nous permettra non seulement de vaincre le terrorisme militairement mais aussi d’assurer le développement économique et social des pays du G5 Sahel.
Mes chers concitoyens,

Cette commémoration de notre indépendance s’inscrit dans un contexte sanitaire et économique particulier. En effet, depuis décembre 2019, le monde entier est confronté à la pandémie du COVID-19, dont les conséquences sanitaires, économiques et sociales sont désastreuses.
Notre pays n’est pas épargné avec 1138 cas enregistrés au 1er août 2020, dont 69 décès. Cependant, en raison des mesures prises par le gouvernement, le coefficient de contamination est très faible: il faut plus de quatre patients pour infecter une personne en bonne santé. Le taux de guérison est appréciable au point où notre pays est cité en exemple. Il y a maintenant la preuve que nous pouvons réussir là où les pays les plus développés échouent.

La pandémie est donc maîtrisée grâce à l’anticipation du gouvernement et à la mise en œuvre courageuse de mesures de barrière. Cependant, nous devons rester vigilants. Il ne faut pas proclamer la victoire trop rapidement, d’autant plus que l’OMS prédit que la pandémie pourrait durer longtemps. Pour convaincre les plus sceptiques de son sérieux, il suffit de rappeler que l’un des cinq piliers de l’islam, le pèlerinage à La Mecque, n’a pu être observé cette année. Dans l’histoire, il y a eu quarante annulations du Hajj depuis sa première annulation en 929. La dernière annulation a eu lieu il y a environ deux siècles. Cela montre clairement la gravité de la situation. Soyons conscients de cela et continuons de respecter les mesures barrières définies par le gouvernement, qui travaille également à minimiser les conséquences socio-économiques de cette grave pandémie.
Les prévisions de croissance économique de notre pays ont été revues à la baisse avec un taux de croissance passant de 5,9% à 1% en 2020. Plusieurs entreprises des secteurs formel et informel sont affectées par les conséquences de pertes d’emplois et de revenus pour de nombreux travailleurs et leurs familles.
Je félicite le gouvernement pour son succès dans la prévention et la gestion du COVID 19 et ses conséquences. En particulier, nous devrions saluer les dispositions prises pour sauver l’année scolaire et académique 2019-2020.

Pour mieux atténuer les impacts économiques et financiers, le gouvernement a conçu un plan de réponse évalué à plus de 1400 milliards de FCFA. Elle a notamment adopté des mesures fiscales exceptionnelles et mis en place avec les banques locales un fonds de garantie pour faciliter le financement des entreprises concernées à hauteur de 150 milliards de FCFA à un taux concessionnel. Au niveau de l’UEMOA, nous avons dû suspendre le Pacte de Convergence. En effet, il n’est pas judicieux de geler les critères budgétaires face à une crise aussi grave.

L’impact du COVID 19 sur le secteur rural est également au centre des préoccupations du gouvernement, résolument engagé dans la mise en œuvre de l’initiative 3 N. Pour atténuer cet impact, comme il est de tradition à l’approche de la saison hivernale, le gouvernement a mis en place un plan d’accompagnement renforcé, d’un montant de plus de 300 milliards de FCFA, aux populations vulnérables pour leur permettre de mieux affronter la saison agricole. Les ressources financières mises à disposition ont permis de financer des opérations de vente à prix modérés de céréales, de travail contre rémunération, de transfert d’argent inconditionnel en faveur des plus démunis, de distribution gratuite de denrées alimentaires et de vente d’aliments pour animaux. à prix modéré. Ce plan de soutien a également pris en compte les besoins de la campagne 2020-2021 en cultures pluviales et irriguées, en particulier l’approvisionnement des producteurs en semences, engrais et produits phytosanitaires.

Des missions ministérielles sont dépêchées dans les différentes régions pour faire le point sur l’installation de la campagne d’hiver. Il montre que malgré l’arrivée tardive des pluies, la plupart des villages agricoles ont planté des cultures. Les perspectives pour la campagne agricole sont bonnes. De plus, les experts en météorologie prévoient une saison des pluies au-dessus de la normale.

Face à la pandémie et à la crise socio-économique qu’elle provoque, permettez-moi de saluer et de remercier les partenaires pour le soutien inestimable qu’ils nous apportent. Notre pays a besoin de leur soutien pour relancer plus rapidement son économie. Ils savent que l’humanité a un destin commun qui exige plus de solidarité, cette valeur cardinale de notre société, plus d’égalité, plus de justice et plus de liberté. Ces valeurs doivent être à la base de nos actions pour une meilleure gouvernance politique et économique de notre pays.
Mes chers concitoyens,

Comme la fête du 18 décembre, celle du 3 août tourne également dans les capitales régionales. Cette année, l’honneur revient à Agadez pour avoir accueilli les cérémonies commémoratives du Jour de l’Indépendance. Agadez est l’un des poumons économiques de notre pays. Agadez a bénéficié des réalisations significatives du programme de renaissance dans tous les domaines. En particulier, le programme Agadez Sokni a permis de renforcer les équipements de la ville d’Agadez et de lui donner un nouveau visage. Un vaste programme de construction et de réhabilitation des infrastructures routières pour désenclaver la région est en cours. Ainsi, les travaux de construction de la route Arlit-Assamaka-frontière algérienne et la réhabilitation de la branche Agadez-Ingall du RTA seront bientôt achevés. Les autres sections du CRJ, dont les études sont terminées et le financement acquis, sont au stade de l’appel d’offres et les travaux seront lancés prochainement. Le tronçon Zinder-Tanout est en cours de construction tandis que les études d’impact environnemental du tronçon Tanout-Tiguidit viennent d’être achevées.
La réalisation de toutes ces infrastructures sera une étape importante dans la réalisation de la route transsaharienne qui traversera notre pays du nord au sud avec une branche vers le Nigeria via Zinder et une branche vers le Bénin via Tahoua.
Mes chers concitoyens,
Il est d’usage de dire que “nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants”. Il est conscient de cela que le Gouvernement attache une grande importance à la fête de l’arbre qui coïncide avec la fête de l’indépendance et dont le thème de cette année est: «Investir dans la restauration du patrimoine forestier, c’est investir dans l’avenir». Ce thème est un élément central de l’initiative 3N, cette révolution verte que nous mettons en œuvre depuis près de 10 ans, afin de protéger notre capital naturel. Ce thème est également au centre de notre Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) qui est notre contribution à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Le gouvernement accorde une grande attention à la préservation et à la restauration du patrimoine forestier. C’est dans cette perspective qu’il cherche à promouvoir les énergies alternatives au bois, qu’il intensifie la plantation d’arbres, qu’il porte des travaux de restauration des terres dégradées, notamment par le biais de la Régénération Naturelle Assistée (ARN) qui a fait récemment l’objet d’un décret qui réglemente sa pratique e. La préservation et la mise en valeur du patrimoine forestier nécessitent des actions audacieuses dans la lutte contre le changement climatique et la gestion durable des terres. Cette incitation à planter des arbres et à les entretenir est conforme aux recommandations du Prophète (que la paix soit sur lui) rapportées dans un hadith qui dit en substance que tout homme qui plante un arbre aura une rétribution ici-bas et dans l’al- de la .
Continuons donc à planter des arbres et à les entretenir. Continuons à développer des initiatives de reboisement individuelles et collectives, y compris la promotion de la régénération naturelle assistée dans tout le pays pour contrer les effets négatifs du changement climatique sur notre présent et notre avenir.
Permettez-moi de vous adresser mes meilleurs vœux à l’occasion d’Aid El Kebir et de vous souhaiter une bonne fête de l’indépendance.

Que Dieu bénisse le Niger et nous accorde une saison d’hivernage fructueuse.

Merci.MESSAGE À LA NATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF D’ÉTAT
SEM. ISSOUFOU MAHAMADOU À L’OCCASION DU 60ÈME ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU NIGER:

Nigériens, Nigériens,

Mes chers concitoyens,

C’est la dixième fois que je vous parle à l’occasion des cérémonies commémorant l’anniversaire de l’indépendance de notre pays. L’année prochaine, à la même date et à la même heure, le Président que vous aurez élu, le 27 décembre ou le 20 février selon le cas, vous présentera ses salutations à l’occasion du 61e anniversaire de l’adhésion de notre pays a la souveraineté internationale. En effet, un moment fort dans la mise en œuvre du programme de la renaissance, une étape décisive dans le processus de consolidation des institutions démocratiques et républicaines, les élections locales et législatives et l’élection présidentielle au 1er tour ainsi que le second tour de l’élection présidentielle seront organisés respectivement le 13 décembre 2020, le 27 décembre 2020 et le 20 février 2021. Oui ce sera le point culminant. Oui, ce sera une étape décisive; Ce sera ma plus grande réussite, celle de la promesse la plus emblématique du programme de renaissance.

C’est pourquoi j’accorde une attention particulière à la préparation et au déroulement de ces élections qui, d’ailleurs, sont de nature historique car pour la première fois en 60 ans d’indépendance, un président démocratiquement élu passera le relais à un autre démocratiquement. élu.
Pour assurer la transparence et la crédibilité du processus électoral, nous avons assuré la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), le développement d’un dossier électoral biométrique, et l’arbitrage des contentieux électoraux par une cour constitutionnelle dont la composition son indépendance.

Je me réjouis de voir l’enthousiasme suscité par l’opération d’inscription biométrique des électeurs dans toutes les régions de notre pays, qui a permis d’obtenir un nombre d’inscriptions de 7,4 millions d’individus, presque équivalent à celui des élections de 2016. Ce résultat est le fruit du travail effectué par le comité de dossier biométrique et l’opérateur technique malgré les conditions de sécurité et de travail parfois très délicates.
Pour garantir et renforcer la transparence et la crédibilité des différents scrutins, j’ai demandé à l’OIF, à la CEDEAO et à l’Union africaine d’auditer le dossier biométrique en préparation. Cet audit renforcera la confiance des acteurs politiques et renforcera notre processus électoral.

Je salue également l’établissement par la CENI d’un calendrier consensuel pour les élections car il est conforme aux souhaits de tous les partis politiques. Cela renforcera encore la position de notre pays en tant que modèle de démocratie. Surtout, avec la légitimité et la stabilité des institutions qu’elles fournissent, des élections transparentes sont l’une des conditions de la poursuite de la transformation économique et sociale du pays. Le gouvernement est donc chargé de donner à la CENI les moyens nécessaires à l’organisation de tous les scrutins dans les délais convenus et dans les meilleures conditions de transparence.

J’appelle les partis politiques, ceux de la majorité comme ceux de l’opposition comme les non affiliés, à privilégier les débats d’idées, les débats programme contre programme. Ce sera leur contribution à la modernisation de la vie politique dans notre pays. Ce sera leur contribution à la promotion des valeurs et une noble expression des votes. Les partis politiques doivent tirer de nos trente ans d’histoire démocratique cette leçon évidente: le peuple nigérien rejette les archaismes politiques, en particulier le retrait identitaire, il reste attaché à son unité et préfère voter pour des idées. Un débat sain et un programme contre programme sera le meilleur moyen de lui montrer le respect qu’il mérite.

C’est le lieu de saluer le soutien technique et financier de nos partenaires, pays amis et organisations internationales, dans la mise en œuvre de ce processus électoral historique pour notre pays.
Mes chers concitoyens,
Nous avons besoin d’institutions démocratiques fortes pour transformer notre pays à long terme. Nous en avons besoin maintenant pour relever le défi de la sécurité. En effet, nous continuons à faire face à plusieurs foyers de menaces: Boko Haram, actif dans le lit du lac Tchad, des organisations terroristes et criminelles à nos frontières avec le Mali et le Burkina Faso, des bandits armés à la frontière entre la région de Maradi et le Nigéria et des trafiquants de de toutes parts dans le désert du Sahara, en particulier à la frontière libyenne.

Notre lutte contre les organisations terroristes et criminelles prendra du temps. Nous devons continuer à nous y préparer en conséquence. Nous continuerons donc d’augmenter la taille de nos forces de défense et de sécurité. Pour assurer la sécurité d’un territoire aussi vaste que notre pays, nous devons, au cours des prochaines années, au moins doubler ces chiffres. Nous devons continuer à nous concentrer sur la formation et l’équipement des forces spéciales et sur le renforcement de la troisième dimension. Nous devons également continuer à renforcer nos alliances. La promotion de l’intégration sécuritaire, dans le bassin du lac Tchad à travers la Force Multinationale Conjointe – FMM, au Sahel via le FC G5 Sahel, doit rester une priorité essentielle. Notre pays continuera d’apporter sa contribution à la mise en place et à l’opérationnalisation de la coalition sahélienne contre le terrorisme. La mise en place de l’opération Takuba, la contribution des forces africaines en coordination avec Barkhane, les armées nationales et le FC G5 Sahel sont d’autant plus une source d’espoir que la mise en œuvre de la feuille de route du sommet de Pau du 13 janvier 2020, récemment mise à jour par le sommet de Nouakchott du 30 juin, nous a permis d’enregistrer de grands succès contre l’ennemi. En particulier, la mise en place d’un commandement conjoint a prouvé son efficacité. Dans ce combat commun, nos forces de défense et de sécurité jouent leur rôle avec honneur et dignité, confirmant ainsi qu’elles méritent d’être classées parmi les meilleures armées de notre continent. Ils ont mes félicitations et tous mes encouragements. Ceux de leurs éléments déchus resteront gravés dans nos mémoires. Les travaux de construction du mémorial qui leur est dédié débuteront très prochainement. Le gouvernement est chargé pour que le Waqf, mis en place pour que leurs familles vivent dans la dignité, soit rapidement opérationnel.
En tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, notre pays continue de plaider pour une plus grande attention de la communauté internationale à la situation sécuritaire au Sahel, l’élargissement et le renforcement du mandat de la MINUSMA, la recherche du long terme le financement de la Force conjointe du G5 Sahel, le financement du programme d’investissement prioritaire du G5 Sahel, le règlement de la crise libyenne.

La lutte contre le terrorisme est mondiale: politique, militaire, économique et idéologique. Ce caractère global se traduit par les quatre piliers définis au sommet de Pau et confirmés par celui de Nouakchott: l’intensification de la lutte contre le terrorisme, le renforcement des capacités militaires des États du G5 Sahel, le soutien au retour de l’État et administrations dans les zones menacées par les groupes terroristes armés, aide au développement. La mise en œuvre de ces quatre piliers nous permettra non seulement de vaincre le terrorisme militairement mais aussi d’assurer le développement économique et social des pays du G5 Sahel.
Mes chers concitoyens,

Cette commémoration de notre indépendance s’inscrit dans un contexte sanitaire et économique particulier. En effet, depuis décembre 2019, le monde entier est confronté à la pandémie du COVID-19, dont les conséquences sanitaires, économiques et sociales sont désastreuses.
Notre pays n’est pas épargné avec 1138 cas enregistrés au 1er août 2020, dont 69 décès. Cependant, en raison des mesures prises par le gouvernement, le coefficient de contamination est très faible: il faut plus de quatre patients pour infecter une personne en bonne santé. Le taux de guérison est appréciable au point où notre pays est cité en exemple. Il y a maintenant la preuve que nous pouvons réussir là où les pays les plus développés échouent.

La pandémie est donc maîtrisée grâce à l’anticipation du gouvernement et à la mise en œuvre courageuse de mesures de barrière. Cependant, nous devons rester vigilants. Il ne faut pas proclamer la victoire trop rapidement, d’autant plus que l’OMS prédit que la pandémie pourrait durer longtemps. Pour convaincre les plus sceptiques de son sérieux, il suffit de rappeler que l’un des cinq piliers de l’islam, le pèlerinage à La Mecque, n’a pu être observé cette année. Dans l’histoire, il y a eu quarante annulations du Hajj depuis sa première annulation en 929. La dernière annulation a eu lieu il y a environ deux siècles. Cela montre clairement la gravité de la situation. Soyons conscients de cela et continuons de respecter les mesures barrières définies par le gouvernement, qui travaille également à minimiser les conséquences socio-économiques de cette grave pandémie.
Les prévisions de croissance économique de notre pays ont été revues à la baisse avec un taux de croissance passant de 5,9% à 1% en 2020. Plusieurs entreprises des secteurs formel et informel sont affectées par les conséquences de pertes d’emplois et de revenus pour de nombreux travailleurs et leurs familles.
Je félicite le gouvernement pour son succès dans la prévention et la gestion du COVID 19 et ses conséquences. En particulier, nous devrions saluer les dispositions prises pour sauver l’année scolaire et académique 2019-2020.

Pour mieux atténuer les impacts économiques et financiers, le gouvernement a conçu un plan de réponse évalué à plus de 1400 milliards de FCFA. Elle a notamment adopté des mesures fiscales exceptionnelles et mis en place avec les banques locales un fonds de garantie pour faciliter le financement des entreprises concernées à hauteur de 150 milliards de FCFA à un taux concessionnel. Au niveau de l’UEMOA, nous avons dû suspendre le Pacte de Convergence. En effet, il n’est pas judicieux de geler les critères budgétaires face à une crise aussi grave.

L’impact du COVID 19 sur le secteur rural est également au centre des préoccupations du gouvernement, résolument engagé dans la mise en œuvre de l’initiative 3 N. Pour atténuer cet impact, comme il est de tradition à l’approche de la saison hivernale, le gouvernement a mis en place un plan d’accompagnement renforcé, d’un montant de plus de 300 milliards de FCFA, aux populations vulnérables pour leur permettre de mieux affronter la saison agricole. Les ressources financières mises à disposition ont permis de financer des opérations de vente à prix modérés de céréales, de travail contre rémunération, de transfert d’argent inconditionnel en faveur des plus démunis, de distribution gratuite de denrées alimentaires et de vente d’aliments pour animaux. à prix modéré. Ce plan de soutien a également pris en compte les besoins de la campagne 2020-2021 en cultures pluviales et irriguées, en particulier l’approvisionnement des producteurs en semences, engrais et produits phytosanitaires.

Des missions ministérielles sont dépêchées dans les différentes régions pour faire le point sur l’installation de la campagne d’hiver. Il montre que malgré l’arrivée tardive des pluies, la plupart des villages agricoles ont planté des cultures. Les perspectives pour la campagne agricole sont bonnes. De plus, les experts en météorologie prévoient une saison des pluies au-dessus de la normale.

Face à la pandémie et à la crise socio-économique qu’elle provoque, permettez-moi de saluer et de remercier les partenaires pour le soutien inestimable qu’ils nous apportent. Notre pays a besoin de leur soutien pour relancer plus rapidement son économie. Ils savent que l’humanité a un destin commun qui exige plus de solidarité, cette valeur cardinale de notre société, plus d’égalité, plus de justice et plus de liberté. Ces valeurs doivent être à la base de nos actions pour une meilleure gouvernance politique et économique de notre pays.
Mes chers concitoyens,

Comme la fête du 18 décembre, celle du 3 août tourne également dans les capitales régionales. Cette année, l’honneur revient à Agadez pour avoir accueilli les cérémonies commémoratives du Jour de l’Indépendance. Agadez est l’un des poumons économiques de notre pays. Agadez a bénéficié des réalisations significatives du programme de renaissance dans tous les domaines. En particulier, le programme Agadez Sokni a permis de renforcer les équipements de la ville d’Agadez et de lui donner un nouveau visage. Un vaste programme de construction et de réhabilitation des infrastructures routières pour désenclaver la région est en cours. Ainsi, les travaux de construction de la route Arlit-Assamaka-frontière algérienne et la réhabilitation de la branche Agadez-Ingall du RTA seront bientôt achevés. Les autres sections du CRJ, dont les études sont terminées et le financement acquis, sont au stade de l’appel d’offres et les travaux seront lancés prochainement. Le tronçon Zinder-Tanout est en cours de construction tandis que les études d’impact environnemental du tronçon Tanout-Tiguidit viennent d’être achevées.
La réalisation de toutes ces infrastructures sera une étape importante dans la réalisation de la route transsaharienne qui traversera notre pays du nord au sud avec une branche vers le Nigeria via Zinder et une branche vers le Bénin via Tahoua.
Mes chers concitoyens,
Il est d’usage de dire que “nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants”. Il est conscient de cela que le Gouvernement attache une grande importance à la fête de l’arbre qui coïncide avec la fête de l’indépendance et dont le thème de cette année est: «Investir dans la restauration du patrimoine forestier, c’est investir dans l’avenir». Ce thème est un élément central de l’initiative 3N, cette révolution verte que nous mettons en œuvre depuis près de 10 ans, afin de protéger notre capital naturel. Ce thème est également au centre de notre Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) qui est notre contribution à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Le gouvernement accorde une grande attention à la préservation et à la restauration du patrimoine forestier. C’est dans cette perspective qu’il cherche à promouvoir les énergies alternatives au bois, qu’il intensifie la plantation d’arbres, qu’il porte des travaux de restauration des terres dégradées, notamment par le biais de la Régénération Naturelle Assistée (ARN) qui a fait récemment l’objet d’un décret qui réglemente sa pratique e. La préservation et la mise en valeur du patrimoine forestier nécessitent des actions audacieuses dans la lutte contre le changement climatique et la gestion durable des terres. Cette incitation à planter des arbres et à les entretenir est conforme aux recommandations du Prophète (que la paix soit sur lui) rapportées dans un hadith qui dit en substance que tout homme qui plante un arbre aura une rétribution ici-bas et dans l’al- de la .
Continuons donc à planter des arbres et à les entretenir. Continuons à développer des initiatives de reboisement individuelles et collectives, y compris la promotion de la régénération naturelle assistée dans tout le pays pour contrer les effets négatifs du changement climatique sur notre présent et notre avenir.
Permettez-moi de vous adresser mes meilleurs vœux à l’occasion d’Aid El Kebir et de vous souhaiter une bonne fête de l’indépendance.

Que Dieu bénisse le Niger et nous accorde une saison d’hivernage fructueuse.

Je vous remercie.





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