«murs des mères» pour protéger les manifestants

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Le mouvement “Black Lives Matter” n’est pas mort. Bien au contraire. A Portland, dans l’ouest des États-Unis, les mères se mobilisent, formant un «mur des mamans», littéralement: un «mur des mères», pour protéger les manifestants des assauts d’agents fédéraux, dépêchés par Donald Trump.

“Mur des mamans”, en français “mur de mamans”. Pas nécessairement le type de mur imaginé par Donald Trump. Mais depuis quelques jours, un groupe de mères de familles américaines a attiré l’attention de tout le pays. Alors que la vie des Noirs compte, les manifestations se poursuivent à Portland, Oregon pour dénoncer les violences policières, des mamans vêtues de T-shirts jaunes et portant des casques de vélo défilent sur la ligne de front formant un mur vivant pour protéger les manifestants des officiers fédéraux.

Jugeant les autorités locales laxistes, le président Trump a dépêché des agents fédéraux dans la ville rebelle pour protéger notamment les bâtiments publics. Loin d’apaiser les esprits, la décision présidentielle n’a fait qu’alimenter les tensions et galvaniser le mouvement qui commençait à s’essouffler.

Pris dans un étau, entre d’un côté les manifestants prêts à se battre et les jets de gaz lacrymogènes, les «mamans» américaines tentent d’éviter le pire. “Notre mur n’est pas en béton, mais il protégera contre les balles en caoutchouc. Nous essayons simplement de nous protéger”, explique l’un d’eux à l’envoyé spécial de France 24, Loïc Pialat.

N’attirez pas l’attention

Ensemble, ils scandent des slogans pacifiques comme «Les mains en l’air, s’il vous plaît ne me tirez pas dessus» («Mes mains sont en l’air, ne me tirez pas dessus»). Il n’est pas question pour eux d’attirer l’attention des médias: ils ne veulent servir qu’une seule cause, le mouvement «Black Lives Matter». Mercredi, les dirigeants du mouvement antiraciste leur ont demandé d’éviter de parler à la presse.

Au cours des soixante derniers jours, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Portland chaque soir. Des affrontements éclatent systématiquement avec les agents fédéraux. Les hommes, déployés par le Department of Homeland Security – un organe qui avait été créé pour empêcher la répétition des attentats du 11 septembre 2001 – ont utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc ou des grenades assourdissantes pour disperser les foules. Du côté de la police, nous dénonçons des actes illégaux de la part de manifestants qui lancent des pierres et des bouteilles en direction de la police, également aveuglés par des torches laser.

En règle générale, une soirée à Portland commence par des rassemblements et des marches dans des artères dont les entreprises protègent leurs vitrines avec des panneaux et se termine par des affrontements, des manifestants matraqués ou des cibles de gaz lacrymogène.





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