N’en déplaise aux critiques de la médecine africaine! – Le Sahel

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Depuis plusieurs mois, le monde entier est confronté à la pandémie de coronavirus. Une maladie qui, de l’avis de tous les spécialistes, n’a actuellement ni traitement ni vaccin, du moins ceux produits par la médecine occidentale ou plutôt par les grandes sociétés pharmaceutiques.

Seulement ici, un “petit pays” en plus de l’Afrique (Madagascar) a développé un traitement à partir de sa médecine locale et qui a donné des résultats. En effet, ce pays n’a enregistré aucun décès et sur les 128 cas positifs recensés, 105 sont guéris par l’administration de ce produit fabriqué par l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA). Et depuis lors, une campagne internationale a été orchestrée pour discréditer ce produit africain.

À son tour, l’OMS, les laboratoires européens et même l’Union africaine ou la CEDEAO, appellent Madagascar à produire des “preuves” de l’efficacité de Covid Organics à travers ce qu’ils appellent des “essais cliniques”.

Que l’OMS et les multinationales pharmaceutiques critiquent Madagascar et appâtent contre l’utilisation de Covid Organics, c’est peut-être compréhensible. Après avoir perdu des financements des États-Unis, son principal contributeur (pour l’inefficacité de la gestion de la pandémie), n’est-il pas dans l’intérêt de l’OMS d’aller dans la même direction que les grandes entreprises dans l’espoir de bénéficier de leurs grâces et remplir le gouffre ainsi créé. Quant aux multinationales, elles ne peuvent pas laisser échapper cette grande opportunité du marché juteux du vaccin contre les coronavirus. En effet, le Malagasy Covid Organics, même s’il sera commercialisé, sera accessible à des prix nettement inférieurs à ceux que les laboratoires pharmaceutiques auraient fixés lors de la mise au point de leurs vaccins. Et l’appétit pour aider lucre est une course effrénée qui est actuellement menée par ces entreprises pour être les premières à y arriver.

Mais le fait que l’Union africaine et d’autres organisations africaines suivent cette même logique est scandaleux. L’UA, qui est censée soutenir (même si elle ne finance pas) les chercheurs africains et promouvoir les produits africains, fait ainsi partie des tueurs. C’est raisonnablement incompréhensible. Où sont donc tous ses soi-disant «programmes de renaissance culturelle africaine»?

Ces programmes sont censés promouvoir et améliorer les éléments de la culture africaine. Et la pharmacopée en fait partie. C’est même l’un des éléments essentiels de notre culture commune en Afrique. En effet, avant l’arrivée des colons, les Africains étaient traités avec des plantes. Nous avions nos guérisseurs, nos sorciers, nos matrones, etc. L’une des tâches à laquelle la colonisation était consacrée était précisément de nous convaincre que nos méthodes “ne sont pas bonnes”. Seul ce qui vient de l’Occident est “bon”, “meilleur” et “scientifique”, comme si la science avait une nationalité.

Aujourd’hui, face à la pandémie de coronavirus, c’est cette même approche qui se poursuit. Alors que la médecine occidentale s’est avérée inefficace et incapable contre le virus, nous continuons de refuser une autre alternative, surtout pas africaine. Et pourtant, l’Afrique est actuellement le continent qui a enregistré le moins de décès par rapport à sa population (2 230 décès sur plus d’un milliard d’habitants le 11 mai). Et toutes les sombres projections des organisations internationales (ONU et OMS à la tête qui envisageaient un massacre) se sont jusqu’à présent révélées fausses. Cependant, le continent n’a pas autant d’infrastructures et d’équipements médicaux que l’Europe ou les États-Unis.

Si le continent a réussi à éviter ces prophéties fatales des organisations internationales, c’est certainement grâce au respect des barrières mais aussi et surtout grâce à la croyance des populations en médecine africaine que beaucoup utilisent plus qu’elles n’en ont recours. soi-disant médecine moderne.

Face à cette pandémie, les dirigeants africains ont le choix: utiliser le Covid Organics, un produit de la médecine africaine qui a fait ses preuves à Madagascar ou attendre et voir leurs citoyens mourir en attendant que les multinationales nous trouvent et nous vendent chèrement leurs traitements.

Ce débat sur les essais cliniques de la Malagasy Covid Organics est tout simplement un détournement derrière lequel se cachent les énormes intérêts pécuniaires que les grands groupes pharmaceutiques entendent tirer de ce malheur de l’humanité. C’est à l’Afrique de décider.

Qui connaît aujourd’hui le protocole utilisé par la Chine pour traiter ses centaines de milliers de patients? Et pourtant, la Chine a réussi à contrôler la pandémie malgré les mêmes critiques internationales. Au final, le plus important est de préserver la vie des humains. Sinon, combien de temps devons-nous attendre pour un traitement qui ne nous sera pas fourni gratuitement? Il faut réfléchir à l’expérience du paludisme, qui tue chaque année des centaines de milliers de personnes (450 000 en 2018, dont 94% des décès sur le continent africain).

Par ailleurs, dans la gestion de cette pandémie, l’Europe n’a-t-elle pas elle-même payé le prix fort de sa forte dépendance à l’égard de la Chine en termes de production de médicaments et de consommables médicaux? De nombreux Européens de niveau supérieur le pensent sérieusement. En effet, avec la délocalisation des industries chimiques pour toujours plus de profits, les Européens importent plus de 80% des principes actifs utilisés dans la fabrication des médicaments. Et pour reprendre les mots ironiques d’un eurodéputé français “Nous avons vu des Européens qui ont presque mis la main sur des tarmacs chinois pour des gants et des masques”.

Croire ou ne pas croire à l’efficacité de Covid Organics n’est pas le problème. Le problème est: les Africains sont-ils prêts à prendre le contrôle de leur destin?

Siradji Sanda (onep)



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