Nokia annonce plus de 1 200 licenciements en France, Bercy réagit

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Le constructeur finlandais d’équipements de télécommunications Nokia a annoncé lundi la perte de 1 233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent, soit un tiers des effectifs de cette société en France. Bercy a demandé à l’entreprise de revoir son plan social.

Nokia va céder un tiers de ses effectifs en France. Le fournisseur finlandais d’équipements de télécommunications a annoncé, lundi 22 juin, dans un communiqué de presse la perte en France de 1 233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent.

Le groupe prévoit de supprimer 402 emplois à Lannion (Côtes-d’Armor) et 831 à Nozay (Essonne), ont indiqué à l’AFP Bernard Trémulot (CFDT) et Frédéric Aussedat (CFE-CGC) après un comité social et économique central (CSE).

“Une catastrophe”

De son côté, Bercy a demandé à Nokia d’améliorer “très sensiblement” son projet de réorganisation de ses activités en France, a indiqué lundi un responsable du ministère de l’Economie et des Finances après l’annonce de la firme finlandaise.

“C’est un désastre”, a dénoncé Trémulot. “Ce sera le quatrième plan de licenciements collectifs depuis que Nokia a racheté Alcatel-Lucent début 2016”, a noté dans un communiqué les syndicats intersyndicaux CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC d’Alcatel-Lucent.

Le groupe prévoit un plan de départ volontaire et des “solutions de reclassement”, a-t-il déclaré dans son communiqué de presse. Les suppressions d’emplois concerneront les postes de recherche et développement (R&D), ainsi que les fonctions support, selon la direction et les syndicats.

Les suppressions d’emplois font “partie d’un plan global de réduction des coûts” lancé fin 2018, a déclaré Nokia, qui souhaite “intensifier ses efforts pour améliorer sa compétitivité et garantir ses performances à long terme”, “dans un contexte de marché où la pression sur les coûts reste très important “.

Améliorer la productivité

“L’objectif est d’augmenter l’efficacité opérationnelle, d’améliorer la productivité et de gagner en agilité en termes de R&D, afin de renforcer la position concurrentielle et de garantir la performance à long terme du groupe”, a déclaré Nokia.

Trois autres filiales françaises de Nokia, Radio Frequency Systems (RFS), Nokia Bell Labs France (NBLF) et Alcatel Submarine Networks (ASN), “restent en dehors du périmètre de ce projet”, a ajouté la direction.

Avec AFP



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