“Nous devons nous protéger et protéger les autres

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En lançant lundi la première phase de déconfinement, le gouvernement entend desserrer l’étau au Français, tout en imposant des règles strictes, notamment le port de masques dans les transports publics, et ainsi éviter une deuxième vague de contamination du Covid-19.

J-2 avant le début de la déconfinement. De nombreux Français retrouveront leur liberté après deux mois de détention. Mais leurs sorties seront encadrées de nombreuses consignes, afin d’éviter une deuxième vague de l’épidémie de coronavirus qui a fait plus de 26 000 morts.

Compte tenu de la circulation du virus et du risque de saturation des hôpitaux, quatre régions (Île-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté) sont classées en rouge sur la carte établie par le ministère. de la Santé, ainsi que le département de Mayotte, où le déconfinement est même reporté au-delà du 11 mai et où le gouvernement enverra des ressources supplémentaires. Cela maintient 32 départements au total et près de 27 millions d’habitants dans un régime encore très contrôlé.

Dans le reste du pays, en vert sur la carte, “il faut faire attention à ne pas penser que tout est réglé, qu’il n’y a plus besoin de se laver les mains, que l’on peut s’embrasser, etc.”, prévient la France Virologue Marie-Paule Kieny, membre du comité de recherche et d’analyse d’experts (Care) chargé de conseiller le gouvernement.

Détendeur dans les hôpitaux

Pour éviter une nouvelle flambée d’épidémie, “il faut absolument” que les gens “appliquent des gestes barrières, c’est-à-dire qu’ils passent du confinement à domicile au confinement sur soi, pensant que soi-même il faut se protéger, il faut protéger les autres “, a insisté cet ancien Sous-Directeur général de l’OMS.

La pression sur les services de réanimation continue de diminuer, avec 93 patients de moins atteints de la maladie de Covid-19, soit 2 868 cas graves. “Nous devons trouver de l’oxygène pour que, dans le cas où une deuxième vague arrive, nous soyons prêts. Nous avons trois à quatre semaines devant nous, nous devons en profiter pour libérer ou même créer des lits de réanimation”, a déclaré sur de son côté sur TF1 Philippe Juvin, chef du service des urgences de l’hôpital parisien Georges Pompidou.

“La situation reste tendue, nous avons peu de marge de manœuvre”, a-t-il prévenu.

L’Etat mettra également à partir de lundi “10 millions de masques à la disposition des transporteurs pour les distribuer à leurs utilisateurs”, dont 4,4 millions pour la région Île-de-France, selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Le défi de l’éloignement social dans les transports publics

La situation semble particulièrement délicate en Île-de-France où le respect des règles de distanciation dans les transports publics réduira drastiquement ses capacités. Soixante des 302 stations de métro parisiennes resteront fermées et un certificat d’employeur devra être exploité aux heures de pointe (de 6h30 à 9h30 et de 16h à 19h) dans les réseaux franciliens.

“Il faut serrer les dents pendant encore trois semaines”, une phase décisive “pour savoir si nous sommes en mesure d’étouffer le virus”, a expliqué à Paris Aurélien Rousseau, directeur de l’Agence régionale de santé.

Sur le plan économique, la déconfinement a débuté vendredi à la SNCF pour les trains grandes lignes, avec un redémarrage du service à 20%. Encore une fois, avec le port d’un masque obligatoire.

Avec AFP



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