nouveau départ pour la Convention Climat?

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Alors que plusieurs ministres ont envoyé des signaux médiocres à la Convention citoyenne sur le climat, en rejetant tout au long de la semaine, certaines de leurs propositions, les 150 espèrent que le nouveau Premier ministre pourra fixer un nouveau cap.

Ceci est une annonce opportune. Même si elle flottait dans l’air depuis plusieurs jours, la formalisation du départ d’Edouard Philippe, remplacé par Jean Castex, vendredi 3 juin, et la démission du gouvernement offrent un nouveau départ aux propositions des 150 membres de la Convention des citoyens pour le climat. Depuis le discours d’Emmanuel Macron, lundi 29 juin, promettant de transmettre 146 des 149 de ces propositions, plusieurs ministres ont envoyé des signaux inquiétants pour la Convention tout au long de la semaine.

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Au lendemain de l’accueil à l’Élysée des membres de la Convention Climat, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est dit “réservé” quant à l’interdiction de la publicité pour les produits les plus polluants, une mesure proposée par les 150 ciblant en particulier les VUS. “Ouvrons le débat sur le sujet. Ce que je préconise, c’est une totale transparence, que nous informions le consommateur”, a-t-il assuré sur BFM TV.

Et dans la même interview, il a également dit non à la réduction de 10% à 5,5% de la TVA sur les billets de train. “Je ne suis pas en faveur de toucher à la TVA. Baisser la TVA est une dépense fiscale très lourde pour l’Etat”, a-t-il déclaré. Préférons-nous réduire la TVA pour encourager les gens à prendre le train ou utilisons-nous cet argent pour développer des lignes de chemin de fer? “

Nouvelle déception pour les 150 citoyens lors des questions au gouvernement, mardi 30 juin, où la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a confirmé que la France allait poursuivre le développement de la 5G sur son territoire. “Oui, nous allons lancer l’enchère 5G [pour attribuer les premières fréquences]”a répondu le ministre, interrogé à l’Assemblée nationale par le député François Ruffin (LFI).

Le rapport final de la Convention Climat propose néanmoins “d’accompagner l’évolution du numérique pour réduire ses impacts environnementaux”, et demande la mise en place “d’un moratoire sur la mise en œuvre de la 5G en attendant les résultats de l’évaluation de la 5G sur la santé et le climat”, en cours par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Ce dernier avait constaté en janvier le manque de données scientifiques sur le sujet et doit remettre son rapport final en 2021.

“Nous serons attentifs au positionnement des futurs ministres”

“Toutes ces annonces ne correspondent pas à l’engagement que nous avons entendu de la part du président de la République, nous nous sommes donc demandé s’il y avait bien d’autres jokers”, admet Grégoire Fraty, l’un des 150 membres de la Convention Climat, contacté par France 24 , en référence aux trois “jokers” dont Emmanuel Macron a convenu.

“Nous ne comprenons pas que les choses soient mises de côté avant même la moindre discussion et le moindre travail préliminaire. Cette façon de faire ne respecte pas la parole présidentielle”, a-t-il ajouté.

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Comme Grégoire Fraty, plusieurs membres de la Convention Climat se sont exprimés sur les réseaux sociaux pour exprimer leur mécontentement, rappelant à Emmanuel Macron qu’il leur avait promis de pouvoir utiliser un “droit d’alerte”. “Nous nous interrogeons sur les sujets déjà mis de côté par certains ministres alors que les travaux et rencontres promis n’ont pas encore commencé. Nous serons donc vigilants à ce qu’aucun autre ‘farceur’ ne soit utilisé sans concertation ou dialogue”, a également déclaré l’association Les 150 en un communiqué de presse publié le 1euh Juillet.

Avec l’arrivée de Jean Castex en remplacement d’Edouard Philippe et la nomination de nouveaux ministres, la Convention Climat peut espérer une nouvelle équipe plus favorable à ses propositions, ou en tout cas, qui offrira à ses membres un véritable dialogue, conformément à la promesse d’Emmanuel Macron.

“Tout dépend désormais de la direction qui sera donnée, estime Grégoire Fraty. Quelle que soit l’identité du nouveau Premier ministre, ce qui compte, c’est le dialogue qui va commencer ou non avec la nouvelle équipe. Ce qui est sûr, c’est que nous allons être attentif au positionnement des futurs ministres. “





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