pas de commémorations grandioses du 9 mai en Russie

0
153



Publié le: Modifié:

En raison de la pandémie de coronavirus, les commémorations grandioses prévues à Moscou pour le 75e anniversaire de la reddition allemande n’ont pas eu lieu. “Unis, la Russie est invincible”, a déclaré le président Vladimir Poutine lors d’une cérémonie des minima.

En invitant de nombreux chefs d’État du monde entier, dont son homologue français Emmanuel Macron, le président russe Vladimir Poutine avait imaginé une cérémonie exceptionnelle, une ode à la redécouverte du pouvoir de son pays et à ses propres succès géopolitiques. Mais la pandémie de Covid-19 aura finalement mis fin à la commémoration des 75 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

La Russie a célébré samedi 9 mai, sans sa pompe habituelle, la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945, dans une atmosphère alourdie par la pandémie de coronavirus qui se poursuit dans le pays. Pas de défilé militaire sur la Place Rouge, pas de défilé de dirigeants étrangers autour de Vladimir Poutine, mais environ 10 000 nouveaux patients de Covid-19 sont enregistrés chaque jour.

Report de la cérémonie

Unie, la Russie est “invincible”, a pourtant proclamé Vladimir Poutine. “Nous savons et nous croyons fermement que nous sommes invincibles lorsque nous sommes unis”, a déclaré le président russe dans un bref discours à la flamme du soldat inconnu à l’ombre du Kremlin.

Dans ce discours sobre, le chef de l’Etat n’a fait aucune référence directe à l’épidémie. Il a de nouveau promis, sans mentionner le coronavirus, que le pays marquerait une victoire “appropriée” sur les nazis à une date ultérieure.

Vladimir Poutine a rendu hommage aux quelque 27 millions de morts soviétiques de la Seconde Guerre mondiale et à ses anciens combattants. “Ils ont sauvé la patrie, la vie des générations futures, libéré l’Europe, défendu le monde”, a-t-il déclaré. “Nos vétérans se sont battus pour la vie contre la mort, leur solidarité et leur détermination resteront à jamais un modèle pour nous”.

“Nous nous inclinons à la mémoire de ceux qui ne sont pas revenus de la guerre”, a-t-il ajouté, avant de respecter une minute de silence. Avant ce bref discours, il a posé un genou sur le sol face à la flamme du soldat inconnu, dans les jardins d’Alexandre, au pied des murs rouges du Kremlin, y plaçant un bouquet de roses rouges. Autour de lui, des soldats en uniforme de cérémonie se sont tenus au garde-à-vous, loin du président russe, qui a été confiné dans sa résidence à la périphérie de Moscou pendant plusieurs semaines.

Seule la partie aérienne du traditionnel défilé militaire du 9 mai a été maintenue. Des dizaines d’avions de chasse, de reconnaissance, de ravitaillement et d’hélicoptères ont survolé Moscou. Au-dessus de la Place Rouge, un escadron avec sa fumée fumée a dessiné le drapeau russe – blanc bleu rouge – dans le ciel de la capitale.

Un défilé politique

Le président avait déjà dû reporter sine die un autre événement qui lui tenait à cœur: le référendum constitutionnel devant lui ouvrant la voie à un éventuel maintien au pouvoir jusqu’en 2036. Vladimir Poutine a depuis des années fait du rôle de l’URSS dans la défaite nazie le cœur d’un discours de pouvoir et de prestige. Cela a provoqué une bataille de mémoire avec l’Occident, Moscou accusant les Européens et les Américains de minimiser le rôle soviétique dans la guerre.

Le 9 mai, avec son grand défilé d’armements, symbolise également la politique étrangère offensive du président russe qui a orchestré ces dernières années le retour de la Russie sur la scène internationale.

Si la Russie a annulé son défilé militaire, ce n’est pas le cas de tous ses alliés: la Biélorussie, dont le président Loukachenko dénonce régulièrement la “psychose” du coronavirus, l’a maintenu, tout comme le Turkménistan, officiellement épargné par l’épidémie, qui l’organise pour la première fois.

Avec AFP



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici