Plus de 160 personnes tuées lors des récentes violences en Éthiopie

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La police d’État d’Oromia a déclaré samedi dans un nouveau rapport que 145 civils et 11 membres des forces de sécurité étaient morts lors des récentes violences en Éthiopie, à la suite du meurtre du chanteur Hachalu Hundessa. Selon la police d’Addis-Abeba, dix personnes, dont deux policiers, ont également été tuées dans la capitale.

Selon la police, au moins 166 personnes sont mortes lors des manifestations de samedi et des affrontements communautaires en Éthiopie après l’assassinat d’une chanteuse vedette lundi.

“Après la mort de Hachalu, 145 civils et 11 membres des forces de sécurité ont perdu la vie dans des troubles dans la région”, a déclaré le chef adjoint de la police d’État d’Oromia, Girma Gelam, dans un communiqué. communiqué de presse diffusé sur la télévision publique Fana Broadcasting Corporate.

Selon la police de la capitale, dix autres personnes, dont deux policiers, ont été tuées à Addis-Abeba.

>> Lire aussi: “Le meurtre d’un chanteur oromo mène l’Éthiopie au bord de la conflagration”

Girma Gelam a également signalé 167 personnes “gravement blessées” et mille arrestations. Il a déclaré que la violence avait “complètement cessé”.

Parmi les 166 morts, certains ont été tués par les forces de sécurité et d’autres lors d’affrontements entre membres de diverses communautés.

L’armée éthiopienne a été déployée mercredi à Addis-Abeba où des groupes armés ont parcouru les rues pendant plusieurs jours consécutifs de manifestations sanglantes qui se sont répandues dans la province d’Oromia entourant la capitale éthiopienne.

Le fédéralisme ethnique à l’épreuve

Cette violence met en évidence les tensions ethniques croissantes en Éthiopie et met en évidence la fragilité de la transition démocratique mise en œuvre par le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019.

Depuis son arrivée au pouvoir, Abiy Ahmed a travaillé à réformer un système qui était auparavant très autoritaire. Mais ce faisant, il a ouvert la porte à la violence intercommunautaire qui met à l’épreuve le système éthiopien de fédéralisme ethnique.

Hachalu Hundessa a été assassiné le 29 juin à Addis-Abeba. Bien qu’apprécié des Éthiopiens d’origines diverses, il était avant tout la voix des Oromo, qui avaient dénoncé leur marginalisation économique et politique lors des manifestations antigouvernementales qui ont conduit en 2018 à l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed, membre de cette communauté. .

Ses textes très politiques expriment les frustrations de cette ethnie, la plus nombreuse, mais qui se sent longtemps marginalisée économiquement et politiquement.

Avec l’AFP et Reuters



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