plusieurs civils tués dans une attaque attribuée à des djihadistes

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Au moins quinze civils ont été tués vendredi soir dans le nord du Burkina Faso, lors d’une attaque attribuée à des groupes djihadistes qui opèrent régulièrement dans la région, a annoncé samedi le gouvernement du Burkina Faso.

Une autre attaque meurtrière dans le nord du Burkina Faso. Au moins 15 civils ont été tués vendredi soir dans la province de Loroum lors d’une attaque attribuée à des “groupes terroristes armés”, selon un communiqué de presse publié samedi 30 mai par le gouvernement.

“Le 29 mai, un convoi de commerçants, en provenance de Titao pour Sollé, a été attaqué par des groupes terroristes armés, entre les localités de Dougouma et Ingané. Le rapport provisoire indique 15 morts, blessés et disparus, ainsi que des pertes matérielles importantes”, a déclaré les autorités dans une déclaration signée par le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou.

Le ministre, également porte-parole du gouvernement, souligne que “des renforts militaires ont été déployés et des balayages sont en cours”.

>> Lire: Au Burkina Faso, des civils dans la ligne de mire des djihadistes

Les victimes sont “principalement des commerçants revenant de Titao (à environ 160 km au nord de la capitale Ouagadougou, ndlr), lorsque leur convoi a été intercepté par des individus armés”, a déclaré à l’AFP un habitant de Titao, ajoutant que “l’attaque a eu lieu vers 5 pm “(local et GMT).

“Les camions ont été escortés par des ‘koglweogo’ (membres d’un groupe local d’autodéfense) qui font partie des victimes”, a-t-il poursuivi, sous couvert d’anonymat, ajoutant qu ‘”au moins quatre femmes” étaient “parmi les morts”. “Deux camions ont été incendiés”, a-t-il ajouté.

Quelque 860 000 personnes déplacées au cours des cinq dernières années

En janvier, neuf commerçants avaient été assassinés et un véhicule incendié lors d’une attaque sur ce même axe.

Craignant ces attaques récurrentes dans le Nord, les transporteurs organisent des convois accompagnés de «koglweogo» qu’ils paient. L’armée escorte également parfois ces convois.

En avril, l’opposition politique burkinabé avait dénoncé un “blocus de Djibo (chef-lieu de la province de Soum, à 200 km au nord de Ouagadougou), ville martyre coupée du reste du pays” par des “groupes terroristes armés”.

>> Voir: Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés: “Les États du Sahel sont dans une situation dramatique”

Un convoi, sous escorte militaire, avait alors ravitaillé la ville, qui commençait à manquer de nourriture, de produits pharmaceutiques, de gaz et de carburant, selon les habitants.

Le nord du Burkina Faso est la zone la plus touchée du pays par les exactions djihadistes, qui ont fait plus de 900 morts et 860 000 personnes déplacées au cours des cinq dernières années.

Sous-équipée et mal formée, la police du Burkina Faso, pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, ne parvient pas à endiguer la spirale des violences djihadistes, malgré l’aide des forces étrangères, notamment françaises, présentes au Sahel avec 5100 hommes dans le cadre de la Opération anti-djihadiste de Barkhane.

Avec AFP



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