Plusieurs milliers de manifestants en France pour la régularisation des sans-papiers

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Des milliers de personnes ont défilé samedi à travers la France pour exiger la régularisation des sans-papiers. L’appel à manifester est venu de plusieurs collectifs et de la Marche des solidarités.

“Aucun être humain n’est illégal”, “Régularisation des sans-papiers. Fermeture des agences de notation (Centres de rétention administrative, NDLR). Logement pour tous”: samedi 20 juin, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris et dans plusieurs autres villes pour exiger la régularisation des sans-papiers et du logement.

Lors de la marche parisienne, de nombreux manifestants ont affiché un panneau jaune avec le dessin d’un homme au poing levé.

L’appel à manifester est venu de plusieurs collectifs et de la Marche des solidarités.

Babacar Sall, arrivé du Sénégal il y a trois ans, a manifesté pour la première fois. “Nous n’avons pas de papiers. Pour manger, c’est un problème. Parfois je fais un peu de clair de lune, mais c’est tout. J’aide les gens à bouger ou je fais de la plomberie.” On me propose un travail que je prends “, dit ceci Homme de 42 ans qui habite à Montreuil.

“Avant, je travaillais avec les papiers de quelqu’un mais il prenait trop d’argent”, a ajouté cet homme qui a laissé sa femme et sa fille au Sénégal. “Parfois je leur envoie 20 euros parfois 30 dès que je peux”.

>> Voir: “Nous sommes maltraités comme des esclaves”: sur la ligne de piquetage des sans-papiers d’Alfortville

Originaire du Mali, Tidiani Diagouragai, il est arrivé en 2018 en France. “C’est difficile au Mali, à cause de la guerre. Je suis venu ici pour travailler. Mais je ne peux pas travailler parce que je n’ai pas de papiers”, a expliqué le joueur de 36 ans.

Pour Hassan, marocain en France depuis huit ans, “les sans-papiers participent à l’économie de la France”. Il est pizzaiolo à Paris et paie des impôts. “Je suis ici pour être régularisé. Avec des papiers, je pourrais acheter une voiture, avoir un logement plus facilement”, conclut-il.

“On nous demande une formation mais même avec ça, on nous rejette”

Mêmes témoignages et mots d’ordre ailleurs en France. A Lyon, un millier de manifestants ont marché calmement pour réclamer des “papiers pour tous”. Un groupe de quelque 200 “gilets jaunes” et syndicalistes de la CGT a rejoint le cortège.

“Air, air, ouvrons les frontières!”, “Arrêtez la précarité”, “Liberté, égalité, régularisez!”, “Droit de vivre = droit de travailler!”, Pourrions-nous lire sur des banderoles et des pancartes. De nombreux manifestants étaient également présents pour dénoncer le racisme et la violence policière.

A Grenoble, plus de 300 personnes se sont rassemblées devant la préfecture. Parmi eux, Chérif Cheik, un Malien de 20 ans qui espère terminer son Bac Pro de technicien en bâtiment l’an prochain, et qui n’a ni logement ni papier.

“Je me débrouille avec des amis et des associations pour trouver un logement, mais ce n’est pas ce que je veux. A la préfecture, on nous demande de la formation mais même avec ça, on nous rejette. A un moment, on a le patron, on a le contrat pour travailler mais pas le permis de travail. C’est de la merde “, résume-t-il.

À Rennes, il y en avait environ 250. À Montpellier, 220 personnes, selon la préfecture, ont défilé derrière des banderoles indiquant qu ‘«aucun être humain n’est illégal». À Strasbourg, il y en avait une centaine, dont Djibril, une Libyenne de 22 ans qui affirme attendre depuis 13 mois une réponse d’Ofpra à sa demande d’asile.

Une manifestation contre les violences policières a également été organisée samedi à Paris. Un millier de personnes ont participé à ce rassemblement en mémoire de Lamine Dieng, 13 ans après la mort de ce Franco-Sénégalais de 25 ans après une arrestation, dans un contexte de dénonciation des violences policières, a constaté un journaliste de l’AFP.

Avec AFP



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