Presque de retour à la normale en France, Emmanuel Macron appelle à “réinventer”

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Emmanuel Macron a annoncé dimanche de nouvelles mesures visant à déconfiner davantage le pays. Parmi eux: la réouverture des écoles et en Île-de-France, celle des restaurants et cafés. Le président a également insisté sur l’avenir de la France, qui est sortie affaiblie de la crise de Covid-19.

Emmanuel Macron a proclamé dimanche 14 juin au soir un quasi retour à la normale en France après trois mois bouleversés par l’épidémie de coronavirus. Il a également tracé une “nouvelle voie” pour l’avenir, autour de l’écologie, de la souveraineté économique, de l’unité de la République et de la déconcentration.

Dans un discours tant attendu de plus d’un quart d’heure, le chef de l’Etat a également défendu sa gestion de la crise, ignorant les nombreux critiques. “Nous pouvons être fiers de ce qui a été fait et de notre pays”, a-t-il déclaré, tout en promettant de corriger “rapidement et fortement” les “faiblesses” que l’épidémie a révélées.

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“Nous n’avons pas à avoir honte” des résultats de ces trois mois, a insisté le président: “Des dizaines de milliers de vies ont été sauvées par nos choix, par nos actions.

Il s’est également dit satisfait de l’aspect économique de la réponse à la crise, et des «500 milliards» mobilisés: «Dans combien de pays tout cela a-t-il été fait? C’est une chance et cela montre la force de notre État et de notre modèle social. “

Réouverture des crèches, écoles, collèges, cafés et restaurants

Alors que les indicateurs de santé sont très encourageants, Emmanuel Macron a d’abord entrepris de “tourner la page du premier acte de la crise”, répondant aux appels de plus en plus pressants à accélérer le rythme.

Comme l’espérait un secteur en détresse, les cafés et restaurants en Île-de-France pourront rouvrir normalement lundi, tandis que les crèches, écoles et collèges seront pleinement opérationnelles à partir du 22 juin et favoriseront la reprise de l’activité économique.

L’ensemble de la France métropolitaine passe ainsi au vert et les seuls points de vigilance restent à Mayotte et en Guyane, où la circulation du virus est toujours active.

Les visites dans les maisons de soins infirmiers seront également sans restriction. Enfin, le deuxième tour des élections municipales se tiendra comme prévu le 28 juin.

Emmanuel Macron s’est également beaucoup concentré sur la crise post-sanitaire, alors que les nuages ​​économiques et sociaux s’accumulent. “Le temps impose de tracer une nouvelle voie” pour les deux dernières années du quinquennat, a déclaré le chef de l’Etat de l’Elysée.

“Chacun de nous doit se réinventer”, a-t-il déclaré. Un mantra qu’il “applique avant tout” à lui-même.

Esquisse d’un plan de relance

Le président a décliné trois axes qu’il précisera en juillet, après avoir récolté les fruits des différentes consultations entamées il y a plusieurs semaines. Cette seconde phase, qui pourrait, selon les observateurs, s’accompagner d’un remaniement gouvernemental, sera également l’occasion de “lancer concrètement les premières actions”, a indiqué le chef de l’Etat.

Le premier axe prioritaire est “la reconstruction d’une économie forte, écologique, souveraine et solidaire”, a expliqué Emmanuel Macron.

S’il exclut toute augmentation d’impôts dans un pays parmi ceux où “la fiscalité est la plus lourde”, il exhorte à “travailler et produire plus pour ne pas dépendre des autres”. L’accent a également été mis sur l’écologie, notamment sur la rénovation thermique des bâtiments et sur le “soutien à l’industrie verte”.

Ce plan de relance, qui contiendra notamment des mesures pour les «jeunes», sera élaboré au cours de l’été.

Il tiendra notamment compte des recommandations de la Convention Citoyenne pour le Climat qui achève ses travaux en une semaine, mais aussi du Ségur de la Santé qui doit renflouer l’hôpital et améliorer les conditions de travail des soignants.

Combattre le racisme et l’antisémitisme

Ébranlé par un nouveau front, celui des manifestations contre le racisme et les violences policières, après la mort de George Floyd aux États-Unis et le rappel de celui d’Adama Traoré en 2016, Emmanuel Macron a également prêché “l’unité autour de la République”.

“S’unir autour du patriotisme républicain est une nécessité”, a plaidé le chef de l’Etat, assurant qu’il sera “insoluble face au racisme et à l’antisémitisme”.

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“De nouvelles décisions fortes pour l’égalité des chances seront prises”, a insisté l’homme qui a fait de ce thème un volet prometteur de son programme en 2017.

Mais il a également mis en garde contre “le communalisme et le séparatisme”. “La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire”, ni aucune statue non verrouillée, a-t-il prévenu.

Vers plus de décentralisation

Sur une délicate ligne de crête face au mécontentement de la police, Emmanuel Macron a également envoyé un message d’apaisement en rappelant que “sans ordre républicain, il n’y a ni sécurité ni liberté”.

Enfin, le président a renouvelé son vœu pour un nouvel acte de décentralisation, en germe avant l’épidémie.

“L’organisation de l’Etat et notre action doivent changer profondément. Tout ne peut pas être décidé tout le temps depuis Paris”, a-t-il dit, affirmant vouloir “ouvrir une nouvelle page donnant des libertés et des responsabilités”. inédit pour ceux qui agissent le plus près de nos vies. “

Avec AFP



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