Protéger les femmes et les filles contre les violences basées sur le genre – L`innovation au service de l`information pour mieux informer.

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La ministre du Plan, Aïchatou Kané Boulama, a participé Lundi 15 mars 2021 à l’évènement de haut niveau du groupe d’amis pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles par vidéoconférence.

Le Groupe d’amis a été créé en décembre 2020 pour promouvoir la mise en œuvre de l’appel du Secrétaire général de l’ONU. Il vise à créer une plateforme pour partager les enseignements tirés des efforts visant à éliminer toutes les formes de violence sexiste, à améliorer la coopération sur cette question ainsi qu’à soutenir les initiatives de plaidoyer et la mobilisation de ressources supplémentaires.

Marquant près d’un an depuis l’appel du Secrétaire général des Nations unies sur la violence sexiste et le COVID-19, l’événement de haut niveau organisé en marge du Groupe des Amis lors de la 65e session de la Commission de la condition de la femme a été l’occasion de faire le point sur les efforts en cours pour intégrer la prévention et la réparation de la violence à l’égard des femmes et des filles dans les réponses COVID-19 au niveau national et local;  de mettre en évidence les domaines dans lesquels il est possible de renforcer la coopération et de créer des partenariats pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles; de mobiliser des actions et des ressources pour soutenir les initiatives visant à mettre fin à la violence sexiste, telles que « initiative Spotlight ».

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours de SANS António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies ; le discours d’ouverture par   S.E. Mme Jutta Urpilainen, Commissaire européen pour les partenariats internationaux et la participation de :

– SE Mme Kersti Kaljulaid, Présidente de l’Estonie,

– Mme Aichatou Boulama Kané Ministre du plan de la République du Niger,

– Mme Josina Z. Machel, défenseuse des droits de la femme, fondatrice du mouvement Kuhluka, Mozambique,

– Mme Geetanjali misra, co-fondatrice et directrice exécutive de CREA, Inde Q&A avec les participants,

– Mme Ixchel Lucas, représentante de Las Niñas Lideran, au nom du Forum de l’égalité des générationsCoalition d’action sur la violence basée sur le genre, et SEM Olof Skoog, Ambassadeur de l’UE auprès de l’ONU, (Président du Groupe des Amis).

Dans le message qu’elle a livré au nom de Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, empêché, elle a déclaré qu’« Assurer un accès à l’éducation de qualité, notamment aux filles, demeure une de nos priorités nationales comme en témoigne notre engagement sur la question au Conseil de sécurité où, sous la Présidence du Niger, une Déclaration Présidentielle sur les attaques contre les écoles fut adoptée. Nous nous réjouissons du renforcement des programmes pour l’accès à l’éducation dans le Sahel Central, notamment avec le financement du consortium « Éducation sans délai » pour soutenir les enfants réfugiés ou déplacés internes dans mon pays.

C’est pourquoi a-t-elle assuré, « Nous devons protéger l’accès à l’éducation, en particulier pour les filles : c’est, en effet un moyen sûr de pallier les causes profondes des violences basées sur le genre, parmi lesquelles la discrimination sexiste et le manque d’opportunités économiques. L’accès à l’éducation peut contribuer à combattre de façon durable la pauvreté, à remédier aux inégalités entre les sexes, et à donner tout simplement leur dignité aux femmes et aux filles ».

Parlant spécifiquement du cas du Niger, la Ministre du Plan a indiqué,  que « Le Niger a, entre autres, inscrit la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles au rang de priorité nationale. Ainsi, le Niger a adopté l’ordonnance relative à la lutte contre la Traite des personnes et en particulier celle des femmes et des enfants, de même qu’une Politique et Stratégie Nationale de Prévention et de Réponse aux violences basées sur le genre, une étape décisive dans la mise en œuvre du plan d’action national sur la résolution 1325 et l’agenda, « Femmes, Paix et Sécurité ».

Nous sommes conscients de la nécessité d’une prise en charge holistique des survivantes des violences basées sur le genre dans les zones les plus touchées par la crise sécuritaire et avons, à cet effet, créé des centres dans les régions de Diffa et de Tillabéry. Les personnes en situation de déplacement forcé y sont particulièrement vulnérables car ces populations en majorité des femmes et des enfants, ont souvent moins de possibilités d’accès aux services de base – ce qui les exposent à différentes formes de violences basées sur le genre. Nous avons également mis en place des Centres de Prévention, de Promotion et de Protection de l’Enfant (CEPPP) qui, en plus font des activités préventives notamment la communication pour un changement de comportement, assurent la prise en charge de victimes.

Dans le même esprit nous sommes en train de procéder à la mise en œuvre du plan d’action de la Stratégie Nationale de l’Autonomisation Économique de la Femme et du plan national stratégique, condition essentielle pour mettre fin au mariage des enfants ».

Pour la Ministre Aichatou Kané Boulama, « La violence contre les femmes et les filles est, qu’elle qu’en soit les circonstances, une tragédie, mais cette tragédie peut et doit être arrêtée. Cela ne peut se faire de manière efficace sans données contextuelles. Conscient du fait que ces violences constituent un frein à la réalisation des objectifs de paix, de développement durable et de promotion des droits humains, mon pays a pris des mesures législatives, juridiques, institutionnelles et administratives pour y remédier. L’initiative Spotlight, conjointement avec l’Union Européenne, vient renforcer les mesures juridiques et institutionnelles ainsi que la mise en œuvre de programmes multisectoriels sur la question.

La reconstruction post-COVID19 pour être durable, doit être axée sur les plus vulnérables, avec des actions de proximité menées dans le cadre des programmes nationaux. Cette pandémie a démontré la nécessité de mobiliser divers acteurs dans la recherche de solutions mais aussi, dans la mise en œuvre des programmes, notamment les acteurs de la société civile, les organisations féminines, et les chefs traditionnels et religieux, qui ont joué un rôle important ».

Le Niger reconnait le rôle crucial joué par les femmes, notamment au niveau local dans la prévention mais aussi dans la réponse rapide. La mise en œuvre de la politique de genre et la loi sur les quotas ont permis la nomination de femmes à des postes décisionnels importants, et cela a eu un impact positif sur la mise en œuvre des programmes de développement.

Parce que la participation effective de ces dernières renforcera l’efficacité de nos politiques publiques mais aussi les processus de paix et de développement, le Niger entend bientôt lancer un groupe d’amis des femmes du Sahel qui sera un cadre de réflexion et d’action, afin d’optimiser la contribution des Sahéliennes aux politiques nationales, régionales et globales.

Mon pays, le Niger, réitère son engagement à combattre les violences basées sur le genre, dans toutes ses formes, notamment contre les femmes et les filles, à travers l’amélioration des opportunités pour les femmes. En conclusion, la Ministre du Plan a souligné que « Dans l’annonce du Prix Mo Ibrahim pour l’excellence décerné, cette année, à SEM Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, le comité a pris en compte, entre autres, le fait que le Niger figure parmi les dix pays africains qui ont le plus progressé, en matière de renforcement des opportunités socio-économiques pour les femmes.

Au Sahel, région déjà exposée aux graves effets du changement climatique, du fléau du terrorisme auxquelles sont venues s’ajouter les conséquences de la pandémie du COVID19.

C’est une situation inacceptable, que seul notre sursaut collectif et notre engagement solidaire permettront de corriger.

Également, le vaccin COVID19 doit être considéré comme un bien public et non un bien soumis aux lois du marché.  Aujourd’hui est le temps de l’action, une action porteuse qui permettra de protéger les femmes et les filles contre les violences basées sur le genre ».

Par la cellule communication du Conseil de Sécurité/Niger.



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