quatre membres de la communauté tchétchène doivent être inculpés

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Le parquet de Dijon a demandé samedi la mise en accusation de quatre membres de la communauté tchétchène, arrêtés pour leur participation aux expéditions de représailles menées dans la capitale bourguignonne.

Une nouvelle étape dans l’enquête sur les violences du week-end dernier à Dijon. Le parquet a annoncé samedi 20 juin le prochain acte d’accusation de quatre membres de la communauté tchétchène, arrêtés pour leur participation à des expéditions de représailles menées dans la capitale bourguignonne.

Ces quatre suspects, trois hommes de nationalité russe et un Français d’origine russe, faisaient partie d’un groupe de six individus arrêtés jeudi dans le cadre de l’enquête sur les agissements de membres de la communauté tchétchène cherchant à se venger de l’agression d’un jeune par , selon eux, des habitants du quartier sensible des Grésilles. Depuis, deux des suspects ont été disculpés.

Ces actions ont été suivies par d’autres troubles de type “urbain” dans le quartier des Grésilles, a annoncé le procureur de Dijon Eric Mathais lors d’une conférence de presse.

La violence a fait 20 blessés, dont deux graves: l’un par balle et l’autre dans un accident de voiture, dont les images ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux, a précisé le procureur.

Deux des suspects, un Russe de 53 ans résidant à Dole (Jura) et un Français de 41 ans résidant à Dijon, ont déjà été inculpés. L’un d’eux a été emprisonné et l’autre placé sous contrôle judiciaire.

Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs pour préparation de délits passibles de 10 ans de prison et participation à un groupe pour préparation de violences et dégradations.

Enquête sur flagrant délit

Les deux autres suspects russes, un homme de 23 ans résidant à Saint-Etienne et un autre habitant de 29 ans à Troyes, doivent être inculpés des mêmes charges, ainsi que de violences et dégradations aggravées. Le parquet a également demandé leur détention provisoire.

Suite aux violences qui se sont produites dans les nuits du vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin, le parquet de Dijon avait ouvert une enquête sur flagrance. Ces faits ont été suivis le 15 juin par une démonstration de force d’hommes cagoulés dans le quartier des Grésilles, se faisant passer pour “nous les Arabes” sur des vidéos relayées sur les réseaux sociaux.

Ces derniers semblaient équipés de ce qui semblait être des fusils d’assaut ou des pistolets automatiques, attaquant les caméras de sécurité et incendiant les véhicules. Parallèlement, de nombreux véhicules ont également été incendiés dans la ville voisine de Chenôve. Une enquête a également été ouverte sur ces faits.

Démonstration samedi

Le calme est revenu depuis mardi dans la capitale bourguignonne, où cette violence urbaine sans précédent a choqué de nombreux habitants et provoqué un fort écho à l’extérieur du pays.

Samedi, une centaine de personnes dont des habitants de Grésilles, ont bravé une interdiction préfectorale de manifester à Dijon pour exiger la démission du préfet, accusé de laxisme face à cette violence. Le petit cortège a tenté d’atteindre la préfecture, mais il a été bloqué en chemin par la police et s’est retourné avant de se disperser calmement.

Vendredi, une opération de recherche d’armes de grande envergure, mobilisant quelque 140 policiers, a saisi Les Grésilles 80g de résine de cannabis, un couteau, 25 cocktails molotov, ainsi que des plaques d’immatriculation, des gants et des cagoules belges.

Avec AFP



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