quatre policiers entendus en garde à vue

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Quatre policiers impliqués dans la mort de Cédric Chouviat, décédé le 3 janvier après une arrestation à Paris, ont été entendus mercredi en garde à vue, avant un éventuel acte d’accusation.

L’enquête sur le décès de Cédric Chouviat se poursuit. Quatre policiers impliqués dans sa mort suite à un arrêt de la circulation le 3 janvier à Paris ont été interrogés en garde à vue mercredi dernier, avant un éventuel acte d’accusation, a-t-on appris lundi 22 juin de sources concordantes.

Les fonctionnaires ont été entendus à la demande du juge d’instruction par l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). Ce dernier, chargé de l’enquête, a communiqué au juge les résultats de ses investigations et interrogatoires.

>> A lire: France: un homme décède après son arrestation par la police, documenté par plusieurs vidéos

Asphyxie “avec fracture du larynx”

Il appartient désormais au juge d’instruction de décider de convoquer la police pour d’éventuelles poursuites. Rejoint par l’AFP, Thibault de Montbrial, avocat à la police, n’a pas souhaité réagir immédiatement.

Le 3 janvier, Cédric Chouviat, un père de 42 ans travaillant comme livreur, avait subi une crise cardiaque près de la Tour Eiffel après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par trois policiers lors d’un contrôle routier tendu. , qui avait été filmé. Un quatrième policier était présent.

Transporté dans un état critique à l’hôpital, il est décédé le 5 janvier de l’asphyxie “avec fracture du larynx”, selon les premiers éléments de l’autopsie communiqués par le parquet de Paris, qui avait ouvert une enquête judiciaire pour “homicide involontaire” .

La famille dénonce une “gaffe policière”

Avec des vidéos à l’appui, la famille de la victime a depuis dénoncé une “erreur policière” causée par des techniques d’arrestation “dangereuses”. Elle réclame un reclassement des faits en “violences volontaires entraînant la mort”, un délit passible d’assises et la suspension de la police.

Leurs avocats, Mes Arié Alimi, William Bourdon et Vincent Brengarth, ont annoncé la tenue d’une conférence de presse mardi matin à 11 heures.

Quelques jours après les faits, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait estimé que l’autopsie aboutissait “(posait) à des questions légitimes, auxquelles des réponses (devaient) être apportées en toute transparence”. Et pour conclure, “s’il y a des fautes qui se caractérisent, nous prendrons toutes les sanctions nécessaires”, avait promis le ministre.

Avec AFP



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