quatre soldats tués dans une attaque djihadiste dans le Nord

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Une patrouille de l’armée burkinabè a été prise pour cible lundi par une attaque djihadiste à Kankanfogouol, une ville du nord du pays près de la frontière avec le Niger. Au moins quatre soldats ont été tués et quatre sont portés disparus, ont indiqué des sources de sécurité locales.

Au moins quatre soldats burkinabè ont été tués et quatre autres sont portés disparus, lors d’une attaque djihadiste survenue lundi 11 mai à Kankanfogouol, une ville du nord du Burkina Faso, près de la frontière nigérienne.

“Une équipe du détachement militaire de Sebba, en patrouille, a été la cible d’une embuscade dirigée par des groupes terroristes armés (GAT) à Kankanfogouol. Le bilan provisoire est de quatre morts et quatre autres disparus”, a indiqué à l’AFP un responsable de la sécurité. la source.

Une autre source de sécurité contactée par l’AFP a confirmé l’attaque, ajoutant que “des opérations de peignage avaient été entreprises pour retrouver les éléments manquants et retrouver les assaillants”.

“Kankanfogouol est situé à quelques kilomètres du Niger et des groupes armés passent d’un côté à l’autre de la frontière, menant ainsi des attaques dans les deux pays”, a indiqué la source sécuritaire.

Le Burkina Faso en proie à de fréquentes attaques jihadistes

“L’urgence sanitaire liée à la lutte acharnée contre le Covid-19 ne doit pas nous faire oublier les impératifs de sécurité. Nous sommes tenus de rester vigilants sur ces deux fronts, et je voudrais ici saluer l’engagement de nos Forces de défense et de sécurité, “Le président burkinabé Roch Marc Kaboré a écrit sur Twitter, mais n’a pas mentionné l’attaque.

Le Burkina Faso est fréquemment la cible d’attaques djihadistes, souvent entrecoupées de conflits intercommunautaires, qui ont fait plus de 850 morts depuis 2015, et forcé près de 840 000 personnes à fuir leur foyer.

Sous-équipée et mal formée, la police burkinabè ne parvient pas à endiguer la spirale des violences djihadistes, malgré l’aide des forces étrangères, notamment françaises, présentes au Sahel avec 5100 hommes dans le cadre de l’opération Barkhane.

Le centre du Sahel est touché par des violences djihadistes – souvent entrecoupées de conflits intercommunautaires – qui ont fait 4000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l’ONU.

Avec AFP





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