Retour sur une journée de violences à Jérusalem entre Palestiniens et policiers israéliens

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Durant la nuit, le Hamas a continué à tirer des dizaines de roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza. L’armée israélienne a répliqué en menant des frappes aériennes dans l’enclave. Il s’agit du dernier épisode d’une escalade qui va croissant depuis plusieurs semaines. La veille, les affrontements avaient duré de l’aube à la nuit dans Jérusalem. Un reportage de Gwendoline Debono au cœur de cette journée de violence.

Depuis l’aube, à Jérusalem, des ambulanciers se frayent un chemin vers l’esplanade des Mosquées pour évacuer les blessés. De son côté, la police israélienne évacue les fidèles du site après les affrontements.

“On était assis dans Al Aqsa quand un grand nombre de policiers sont entrés, ils ont commencé à jeter du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes. Ils ont tiré avec des balles en caoutchouc pour vider Al Aqsa et ils nous ont viré. Mais beaucoup de jeunes on pu rester à l’intérieur d’Al Aqsa”, décrit un fidèle musulman.

Il n’est pas encore midi et près de 200 personnes sont hospitalisées, comme le raconte un ambulancier du Croissant Rouge palestinien : “Aujourd’hui c’est le pire, on a des blessures à la tête, des blessures aux yeux, beaucoup de blessures aux yeux ! Dans l’abdomen aussi, du personnel médical a été blessé”.

Des affrontements quotidiens

Aux portes de l’esplanade, les jeunes sont frustrés de ne plus pouvoir accéder au site. Le ton monte vite et les grenades assourdissantes sont lancées pour disperser les groupes. Les fidèles sont autorisés à revenir pour la prière de midi, mais la police éloigne les jeunes de l’esplanade. La manœuvre se répète toute la journée.

C’est le jour qu’a choisi Itamar Ben Gvir, le chef de file des suprémacistes juifs, tout juste entré au parlement, pour se rendre dans le quartier de Sheikh Jarrah. Ici, plusieurs familles palestiniennes sont menacées d’expulsion au profit des colons, qui sont, eux, contents de leur nouveau député.

“Maintenant, cela veut que dire que mon pays et mon gouvernement sont de mon coté, pas de celui des terroristes”, explique Eden Levy, un colon de Sheikh Jarrah

Dans la vieille ville, des nationalistes juifs célèbrent la conquête de Jérusalem par Israël en 1967. La police s’assure qu’ils ne traversent pas les quartiers musulmans. Des sirènes viennent de retentir dans Jérusalem. Tout le monde regarde le ciel. Pour la première fois depuis sept ans, des roquettes ont été tirées vers la ville depuis la bande de Gaza.



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