Sans ” Sucre ” Ni Enthousiasme – L’innovation au service de l’information pour mieux informer.

0
413


Un Ramadan en paix et en toute simplicité. Il va sans dire que le contexte particulier de la crise sanitaire planétaire, dominé par l’expansion de la pandémie de Covid-19, pèserait lourdement sur les progrès du Ramadan 2020. En temps normal, Ramadan rime avec ferveur et accès à la piété dans un contexte de affluence générale envers les mosquées. C’est aussi l’occasion de renouer avec les dépenses ostentatoires alimentées par certaines pratiques qui frisent le zèle et l’excès.

C’est le cas, par exemple, du phénomène du don de sucre, qui au fil des années est en passe de devenir une véritable institution. C’est ainsi que l’on assiste à une valse remarquable de cartons de sucre distribués sans lien de dépendance, allant tout naturellement des ménages les plus riches aux plus pauvres. La solidarité africaine joue pleinement son rôle.

Mais dans certains cas, ce jeu de solidarité prend le ton de la “générosité obligatoire”. En effet, dans le cadre du démarrage dans le cadre de gestes de bonne volonté, le don de sucre a atteint le rang d’obligations pures, devenant soudain l’objet d’un véritable casse-tête pour certains. C’est particulièrement le cas lorsque cette pratique se joue entre jeunes filles et garçons. Aussi, entre les filles, désireuses d’obtenir le geste tant attendu de la bien-aimée, et les garçons, qui tentent à tout prix d’esquiver le coup (au prix!) Du sucre, les manœuvres prennent souvent le ton du cruel gibier et la souris.

Pour cette édition 2020, Covid-19 oblige, il n’est pas temps d’enthousiasme et d’extravagance dans l’observation de ces pratiques ruineuses tendant à transformer le mois de Ramadan en une période de dépenses folles.

Aujourd’hui, alors que les fidèles approchent de la seconde moitié de ce mois béni, nous avons presque déjà tourné la page des cadeaux de sucre prétendant faire partie de la perspective des questions liées aux préparatifs de la fête du Ramadan. Et même là, c’est sans grandes ambitions …

En réalité, l’observation qui se dégage est que tout le monde a compris que ce Ramadan ne peut pas être comme tous les autres à la lumière des vicissitudes du moment, avec tout ce cortège de stress, d’inquiétudes et de questions qui nous absorbent en traversant cette zone de haute turbulence et anxiété générées par la pandémie de coronavirus. La situation est telle que, pour de nombreuses âmes qui vivent sur terre, tous les grands projets sont reportés voire annulés, le seul défi étant finalement de sortir vivant de cette année 2020 singulière.

Par Assane Soumana (onep)



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici