scènes de “dévastation incroyable” après le passage du cyclone Amphan

0
61


Publié le: Modifié:

Accompagné de pluies torrentielles et de rafales pouvant atteindre 185 km / h, le puissant cyclone Amphan est tombé mercredi dans l’est de l’Inde et au Bangladesh. Une évaluation provisoire fait état de neuf décès dans les deux pays.

Des centaines de villages côtiers inondés, des récoltes perdues, des arbres déracinés et des infrastructures inutilisables: le passage du cyclone Amphan a laissé jeudi des scènes de “dévastation sans précédent” en Inde et au Bangladesh.

Le bilan humain de ce cyclone, à ce jour le plus puissant du XXIe siècle dans le golfe du Bengale, reste encore très incertain en raison de l’ampleur des catastrophes et des pannes de télécommunications. Les premiers rapports officiels des deux pays font actuellement état d’au moins 9 morts, mais ce chiffre n’est peut-être que très fragmenté.


FR NW GRAB ALBAN DU 6H

Apparu ce week-end au large de l’Inde, Amphan (prononcé “um-pun”) a touché terre mercredi soir au sud de la grande ville de Calcutta, accompagné de vents autour de 165 km / h et de pluies torrentielles. Plus de 3 millions de personnes ont été évacuées et abritées à son approche.

Au Bangladesh, une onde de tempête pouvant atteindre 3 mètres

“Le cyclone n’a pas tué des gens ici. Mais il a détruit nos moyens de subsistance”, a déclaré à l’AFP un responsable de la ville bangladaise de Buri Goalini, où Amphan “a laissé une incroyable dévastation”.

Le cyclone a provoqué une onde de tempête (raz de marée) pouvant atteindre trois mètres de haut, qui a submergé une partie du littoral et provoqué des vagues d’eau salée dans les villages.

“Cela a causé une énorme destruction. Des milliers d’arbres sont déracinés. Les digues [qui protègent les villages de basse élévation et les élevages de crevettes] ont cédé dans de nombreux endroits, inondant de nombreux villages “, a déclaré Anwar Hossain Howlader, un haut responsable de la province bangladaise de Khulna.

Nuit de terreur à Calcutta

De l’autre côté de la frontière, en Inde, la situation est identique et les dégâts également de grande ampleur.

“Le cyclone Amphan a dévasté le littoral du Bengale occidental. Des milliers de maisons ont été détruites, des arbres déracinés, des routes submergées et des récoltes détruites”, a déclaré à la presse Mamata Banerjee, le ministre en chef. Etat.

Au terme d’une nuit de terreur, les 15 millions d’habitants de Calcutta se sont réveillés au spectacle d’une ville aux rues inondées, voitures remplies d’eau parfois jusqu’aux fenêtres et voies de circulation bloquées par des arbres et poteaux électriques tombés au sol.

Le cyclone Amphan s’est affaibli le matin au point de devenir une simple dépression tropicale, selon les services météorologiques indiens.

Amphan avait atteint la catégorie 4 sur 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson lundi, avec des vents de 200 km / h à 240 km / h. Il s’agit du cyclone le plus puissant né dans le golfe du Bengale depuis 1999, lorsqu’un cyclone a tué 10 000 personnes à Odisha.

Les pays de la région ont tiré les leçons des cyclones dévastateurs des décennies précédentes: ils ont construit des milliers d’abris pour la population et mis en œuvre des politiques d’évacuation rapide.

Peu de respect pour les mesures de protection

La pandémie de coronavirus a cependant rendu leur travail beaucoup plus difficile cette année. Pour empêcher la propagation du virus, les autorités ont appelé les déplacés à respecter la distance physique dans les abris et à porter des masques.

Dans la pratique, ces mesures conservatoires ont été peu respectées, ont noté des journalistes de l’AFP. “La salle est bondée et maintenir la distance physique est impossible ici. Tout est entre les mains de Dieu maintenant”, explique cette femme de 25 ans qui s’était réfugiée avec son fils de 5 mois dans une école de la ville de Bangladesh de Dacope.

Avec l’AFP et Reuters



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici