troisième jour de manifestation à Tataouine pour exiger la libération d’un militant

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Des centaines de Tunisiens ont manifesté mardi 23 juin à Tataouine, dans le sud du pays, pour demander la libération d’une figure du mouvement de contestation qui réclame les milliers d’emplois promis par le gouvernement en 2017.

Pour la troisième journée consécutive, des centaines de Tunisiens se sont réunis le mardi 23 juin à Tataouine pour manifester en faveur de la libération de Tarek Haddad, une figure du mouvement de contestation qui réclame des emplois promis par le gouvernement dans cette région marginalisée du sud de la pays.

Massés dans le calme devant le tribunal de la ville où la police était déployée en grand nombre, ils ont exigé la libération du militant arrêté samedi.

Selon son avocat, Abdelaziz Ayeb, Tarek Haddad est poursuivi pour «outrage à un agent public», «participation à un rassemblement susceptible de troubler la paix publique», «outrage via les réseaux sociaux» et «entrave la circulation routière par Obliger “.

Il devrait comparaître le 2 juillet, a indiqué M à l’AFP.e Ayeb, qui a demandé sa libération.

Les deux jours précédents, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui leur ont lancé des pierres. L’armée a été déployée depuis lundi pour protéger certains bâtiments de la ville située à 500 kilomètres au sud de Tunis.

“Tataouine, n’abandonne pas”

Le président tunisien Kaïs Saïed a reçu des militants de Tataouine en janvier, où le taux de chômage atteint 30%, le double de la moyenne nationale. Il a déclaré mardi que “l’approche sécuritaire n’est pas une solution. Elle peut déclencher d’autres manifestations et points chauds”.

Le président a été réprimandé à Paris, où il est en visite, par des partisans des manifestants tunisiens, scandant “Tataouine, n’abandonnez pas”. Il a proposé de recevoir des représentants des manifestants au palais présidentiel à son retour, selon un témoin.

Les promesses faites par le gouvernement en 2017, après des semaines de blocage d’un site pétrolier à proximité, liées aux locations dans les entreprises d’entretien des jardins et des espaces verts. Ce type d’entreprise publique a permis d’embaucher des chômeurs dans plusieurs régions marginalisées riches en matières premières. Cependant, à Tataouine, les embauches n’ont pas été à la hauteur des promesses.

“Il n’y a pas de jardin à Tataouine”, a expliqué Kaïs Saïed dans son interview à France 24, appelant les chômeurs à “présenter des projets de développement” à l’Etat.

Un conseil ministériel spécial est prévu vendredi sur la situation à Tataouine, selon le gouvernement.

Avec AFP



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