Un armateur japonais déjà impliqué dans plusieurs accidents

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La société japonaise qui exploite le bateau échoué au large de Maurice a déjà été impliquée dans plusieurs accidents, dont une marée noire en 2006 dans l’océan Indien. La course contre la montre continue de mettre fin à la marée noire.

Deux semaines après l’accident du vraquier MV Wakashio, qui a frappé un récif au large des côtes mauriciennes, Mitsui OSK Lines, la société japonaise qui exploite le navire, a annoncé que 1180 tonnes de fioul se sont déjà déversées dans les eaux mauriciennes.

“Nous confirmons que la fissure dans la coque du bateau s’est élargie. Le navire étant incapable de naviguer de manière autonome, il est amarré à un remorqueur, donc il ne dérivera pas même s’il se casse”, indique un communiqué de la compagnie, précisant que 1 800 tonnes de mazout sont toujours à bord du navire.

Cet accident, qui représente aujourd’hui une catastrophe écologique pour Maurice, n’est pas le premier dans lequel la société japonaise est impliquée. En 2006, le pétrolier Bright Artemis, qu’elle exploitait, a été endommagé alors qu’il tentait de secourir l’équipage d’un autre navire, provoquant une fuite d’environ 4 pétrole brut dans l’océan Indien. 500 tonnes.

La fuite ayant eu lieu au large, il a été décidé de laisser la nappe se diluer et s’évaporer, la société estimant qu’il était peu probable que le pétrole atteigne la côte.

Mitsui OSK Lines a également été impliqué dans d’autres accidents, dont le naufrage d’un de ses porte-conteneurs en 2013 dans l’océan Indien.

L’entreprise exploite plus de 700 navires

L’histoire de la compagnie maritime basée à Tokyo remonte à 1878, lorsque la société commerciale Mitsui & Co a commencé à exploiter une liaison par bateau à vapeur entre Nagasaki et Shanghai.

Au sein du grand conglomérat («zaibatsu») Mitsui, l’activité maritime s’est étendue dans les années 1930 au transport de passagers entre le Japon et le continent américain. Rebaptisé Mitsui Steamship en 1942, il était utilisé, comme beaucoup d’autres entreprises privées japonaises, pour le transport militaire avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Survivant au chaos de l’après-guerre, l’entreprise a participé au «miracle japonais» en participant aux exportations de voitures japonaises et aux importations de gaz naturel de l’archipel pauvre en ressources naturelles. Rebaptisé Mitsui OSK Lines en 1999, il exploite aujourd’hui quelque 740 navires dans le monde et emploie plus de 1 000 personnes.

Le vraquier MV Wakashio, lancé en 2007, appartient à la société japonaise Nagashiki, basée à Wakayama (ouest). Il avait passé son inspection annuelle sans problème en mars, selon l’ONG ClassNK.

Avec l’AFP



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