“Un club en danger” selon David Aucagne

0
42



David Aucagne, comment vivez-vous cette période de flou pour le club de Béziers?

Je suis allé au stade tous les matins, ce n’était pas vraiment une semaine de vacances. Je prends soin de ce que je dois faire. Je laisse le reste aux journalistes et à d’autres personnes.

Il doit encore être difficile de ne pas écouter ou lire tout ce qu’il dit …

Bien sûr, c’est compliqué. Nous ne savons pas qui est à la tête du club ou qui le sera, que deviendrons-nous, etc. Ce n’est pas facile, mais nous ne nous plaindrons pas. Nous faisons notre travail et nous attendons.

Vous devez tous surtout être impatient de connaître le verdict …

Oui, c’est ce qui est fatigant. C’est long. Et nous ne savons même pas si cela réussira. Ce que je trouve difficile à comprendre, c’est que vous pouvez vous rendre à la DNACG sans avoir rien présenté. Vous mettez un club en danger pendant trois mois, peut-être pour rien du tout. C’est fou.

Si la vente n’a pas abouti, serait-ce un grand saut dans l’inconnu?

Oui c’est clair. Nous ne savons pas ce qu’il adviendra du club. Un bon nombre de personnes ont rejeté certaines personnes qui étaient patrons depuis longtemps à Béziers. J’ai l’impression qu’il n’y avait aucun respect en tout …

Lorsque vous entendez des rumeurs et des noms d’entraîneurs contactés, comment vivez-vous cela?

Cela fait partie de notre travail, que j’ai la chance d’avoir depuis près de dix ans. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu trop de mésaventures même si j’ai quitté Pau, qui est mon club de cœur (en 2016). J’ai compris que nous voulions changer de tête à un moment donné. J’y suis depuis trois ans et demi et ce n’est pas mal. Les entraîneurs arrivent et je ferai tout ce qu’il faut pour retourner au travail. Cela fait partie du jeu. Je pense surtout à mes joueurs. Certains ont de petits enfants. C’est ce qui m’inquiète. S’ils sont renvoyés du jour au lendemain, c’est délicat. Nous devons trouver un travail et ce sera compliqué. Beaucoup ne sont pas sûrs.

Surtout avec la période de mutations qui se termine le 15 juillet (sauf pour les joueurs au chômage) …

Oui, cela nous a beaucoup ralentis lors du recrutement. Cela met vraiment un club et une saison en danger. C’était déjà compliqué avec le Covid. Béziers n’est pas un club d’or avec un budget de milieu de gamme, mais les gens le composent chaque année. Les gens derrière mettent de l’argent en sachant qu’il n’y aura pas de retour sauf pour jouer au rugby.

Beaucoup ont décrit une atmosphère tendue au club au cours des dernières semaines, même au sein de l’effectif. Et alors?

L’ambiance n’est pas géniale … Certains joueurs posent moins de questions car ils ont dit qu’ils pouvaient dire oui à l’autre projet. Ils ont pris les devants … Ils ont pris leurs responsabilités. Ce n’est pas une super ambiance. C’est pourquoi j’ai donné à tout le monde les vacances de cette semaine. J’avais osé espérer que nous serions fixés lundi. (Rires) Ce n’est toujours pas le cas.

Avez-vous eu des contacts avec les acheteurs émiriens ou Christophe Dominici?

Non, ils ne m’ont jamais appelé.

Et êtes-vous toujours en contact avec vos présidents actuels?

Nous échangeons, oui, et nous discutons. Ils me font confiance depuis trois ans et demi.





Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici