une carrière à lancer pour Gouiri, annoncée comme un grand espoir pour l’OL

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“Amine est un vrai diplômé de l’académie qui peut réussir comme Karim.” Dans un tweet publié fin avril, Jean-Michel Aulas a prédit une trajectoire à la Karim Benzema pour Amine Gouiri. Ce dernier peut suivre les traces de son frère aîné, mais pas à l’OL. Au plus fort de ses 20 ans, le natif de Bourgoin-Jallieu (Isère) a choisi de quitter son club d’entrainement pour rejoindre l’OGC Nice. L’opération apporte sept millions d’euros à Gones, qui aurait préféré un prêt, et s’accompagne d’une participation aux bénéfices de 15% sur la plus-value d’un éventuel futur transfert.

Sur la Côte d’Azur, dans un club dont le projet se veut ambitieux et qui rend un mercato précoce pour les moins intéressants (Morgan Schneiderlin, Hassane Kamara, Robson Bambu et Flavius ​​Daniliuc l’ont également signé), Gouiri va tenter de lancer une carrière qui peine pour le moment à décoller. La faute, en partie, à une blessure grave subie en août 2018. Un mois après avoir brillé en Euro U19, avec quatre buts marqués en quatre matchs, l’attaquant est blessé à l’entraînement. Verdict: une rupture isolée du ligament croisé antéro-interne du genou gauche et à 225 jours du champ.

Cinq petites apparitions cette saison

“Il faut être mentalement fort. Pendant plusieurs mois, vous ne faites rien, vous ne courez pas, vous ne vous souciez que. Vous devez apprendre à marcher, courir, faire du support. C’était un test”, confie en septembre 2019 à la Site de la FFF, quelques mois après la reprise de la compétition. Son objectif est alors clair: trouver une place dans le groupe de Sylvinho. Un échec. Il a dû attendre jusqu’au 27 novembre et un déplacement sur le terrain du Zénith Saint-Pétersbourg en phase de groupes de la Ligue des champions (défaite 2-0), avant de pouvoir enfin se montrer. Quelques heures après avoir joué dans la Ligue de la jeunesse, Rudi Garcia lui a donné huit courtes minutes.

Avant de se passer de ses services pour les cinq prochains matchs. Entre son entrée en Russie et la fin de la saison précipitée en France par l’épidémie de coronavirus, son temps de jeu se résumait à quatre apparitions: titularisation en Coupe de la Ligue, deux combats en Coupe de France et quelques secondes à Metz en championnat. Un maigre résultat, alors que Garcia a été privé d’une de ses armes offensives en 2020 avec la grave blessure de Memphis Depay.

“Un petit quelque chose de Benzema”

Derrière Moussa Dembélé, Karl Toko-Ekambi, Martin Terrier, Bertrand Traoré, Maxwel Cornet, Rayan Cherki et donc Depay dans la hiérarchie des attaquants, et alors que l’OL vient de recruter Tino Kadewere, Gouiri n’a jamais vraiment convaincu Garcia, qui dit même qu’il l’est convaincu que son choix d’aller à Nice est le bon. “C’est bien qu’il aille chercher du temps de jeu ailleurs. Il y a trop de compétition à Lyon. J’aime le joueur et l’homme, je regrette de ne pas lui avoir donné plus de temps.”, A expliqué l’entraîneur lyonnais sur Mercredi. Gouiri semblait néanmoins avoir toutes les armes pour faire le bonheur de l’OL, dont il a rejoint l’académie en 2013, après avoir rejeté les approches de Sochaux, Marseille et Nancy.

Au cours de sa première année, il s’est démarqué en inscrivant 20 buts en seulement 14 matchs avec les U17. Rapidement, des comparaisons avec Benzema ou Anthony Martial sont arrivées. “Nous allons dire qu’il peut avoir un petit quelque chose de Benzema. Mais ils n’ont pas les mêmes qualités. Benzema, c’est un joueur qui profite davantage des espaces. Amine joue plus près de la surface. Karim est un joueur qui a un très gros volume par rapport à Amine. Amine est un garçon qui a des qualités exceptionnelles pour son âge. Qualités de puissance, de vitesse, de frappe. Il aime le but. C’est un garçon qui, au bord de la surface, peut être C’est un vrai buteur “, a déclaré Armand Garrido, qui l’avait sous ses ordres dans la catégorie jeunes OL.

Intelligent et pas avare d’efforts

Mêmes compliments de Gérard Bonneau, ancien recruteur du club du Rhône: “Il a toujours eu un profil athlétique intéressant. C’est le vrai buteur, avec des voyages de première qualité. Il est assez habile devant le but. Un attaquant intelligent, pas avare de même s’il peut encore améliorer ses remplaçants défensifs. Il a également un bon jeu de tête, est techniquement bon, ne craint pas le jeu combiné et peut jouer avec les autres, ce qui est bon pour un attaquant. “Parallèlement à sa progression à l’OL, l’équipe de France lui permet également de faire bonne impression et de commencer à se faire un nom en Europe.

Une preuve de son talent? En février 2017, il a discrètement réussi un quintuplé contre la Belgique lors d’un match de préparation à l’Euro U17. Un autre exemple? Il a terminé meilleur buteur de l’Euro U17 avec huit pions en cinq matchs. La même année, le très sérieux quotidien britannique The Guardian le place dans une liste de 60 noms des “meilleurs talents du football mondial” à suivre de près, en compagnie, entre autres, de Jadon Sancho, Erling Haaland, Vinicius Junior et Alphonso Davies. Des joueurs aujourd’hui bien plus en avance que Gouiri, qui cherchera d’abord à Nice à faire mieux que Myziane Maolida. Passé de l’OL aux Aiglons en 2018, ce dernier n’a depuis marqué que deux buts en 37 matchs. Gouiri aura besoin de bien meilleures statistiques pour espérer s’installer aux côtés de Kasper Dolberg.





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