Une décision disproportionnée par rapport à la menace terroriste – Le Sahel

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Suite à la décision du Quai-d’Orsay classant le Niger dans la zone rouge, le Médiateur de la République, Me Ali Sirfi Maiga, a adressé mercredi 19 août une correspondance au Défenseur des droits de la France, autre nom du Médiateur. Dans sa lettre, M. Ali Sirfi Maiga, a rappelé l’attaque barbare, perpétrée par des individus anarchiques à Kouré, qui a coûté la vie à huit personnes, dont deux de nationalité nigérienne et six de nationalité française.

Pour le Médiateur de la République, cet acte lâche et cruel témoigne une fois de plus de la réalité de la menace terroriste dans nos États, mais souligne également la nécessité de s’organiser, par une coordination intense, pour vaincre les ennemis de la paix. et la liberté. Me Ali Sirfi Maiga a fermement condamné cette action terroriste et a présenté ses condoléances aux familles des victimes. << La multiplication des actes de terrorisme dans la bande sahélienne vaut sans aucun doute la promulgation de mesures de précaution, afin de réduire au maximum la capacité de nuisance de tous les voyous qui ont délibérément choisi de déstabiliser ceux qui sont dans le camp de la liberté , notamment la liberté d'aller et venir, la liberté de voyager et de circuler, de contempler les beaux paysages africains ou les sites touristiques, abritant des espèces entièrement protégées, comme celle de Kouré », a déclaré le Médiateur de la République.

Me Ali Sirfi Maiga a ajouté que les États touchés, dont le Niger, appliquent toutes les précautions nécessaires pour vaincre le terrorisme. En témoigne l’état d’urgence décrété sur une grande partie du territoire national et la convocation régulière du Conseil national de sécurité par le chef de l’Etat, pour évaluer et trancher ces problèmes de sécurité troublants, en étroite concertation avec les commandants des différents corps. «Bien sûr, l’action terroriste est imprévisible, dans le temps et par rapport à l’espace. Ce qui fait qu’à notre avis, le cas de Kouré, est un cas isolé et non une généralité, sur l’immensité du territoire nigérien qui fait 1 267 000 km2. Par conséquent, la décision du Quai-d’Orsay de classer l’ensemble du Niger dans la zone rouge nous paraît disproportionnée par rapport à la menace terroriste. Il est utile de rappeler ici, Madame la Défenseure des droits, qu’au Niger, il n’existe pas et n’a jamais existé dans le passé, une base de combattants djihadistes. Leurs nids sont situés dans le nord du Mali, d’où ils planifient des actions méprisables en territoire nigérian », a déclaré Ali Sirfi Maiga.

«Bref, Madame la Défenseure des droits, mon pays, au-delà de sa capitale, Niamey, est un havre de paix, que les expatriés peuvent fréquenter et je serai très heureux de voir votre implication personnelle dans une révision de ce classement, qui non seulement ne correspond pas à l’image de mon pays, mais qui s’illustre désastreuse pour toutes les actions humanitaires en cours ou prévues au profit des populations », a déclaré le Médiateur de la République, avant d’appeler à la collaboration du Défenseur des droits, pour la redéfinition de cette carte, très mal acceptée au Niger.

Oumarou Moussa (onep)



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