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A l’occasion de la journée nationale de la femme nigérienne, nous nous sommes intéressés à Mme Bety Aichatou HABIBOU OUMANI, l’actuelle Tambara de l’Ader. Une femme battue et engagée, Aicha for friends, embrasse des domaines aussi importants que l’éducation, l’environnement et la politique. Portrait d’une femme leader qui a su concilier tradition et modernisme.

Élevée par ses parents, dans la pure tradition de l’Ader, Aichatou HABIBOU OUMANI a eu une enfance heureuse. Nourrie de la graine du terroir, de son histoire et de son dynamisme, elle a su relever mille et un défis pour avancer!

Contrairement à de nombreux adultes qui ne se souviennent plus qu’ils étaient enfants au début, Aichatou HABIBOU OUMANI, au contraire, a gardé ce souvenir intact. Elle y retrouve la force de ses convictions et de ses engagements, dont la culture s’enracine avec une profonde dignité dans les belles légendes de l’Ader et les contes héroïques de l’histoire. Ces convictions et engagements, elle puise dans cette terre qui a vu naître Illéla. C’était Aicha “ Ta-Armachi ” (pour dire qu’elle aime la propreté et l’ordre), ou Tambara (princesse) pour ses grands-mères et tantes, même pour ses camarades de classe pour désigner leur petite fille du village ou camarade.

Je me souviens encore comment sur les 58 filles inscrites à l’EC, à l’école primaire du village, en 1976, je me suis retrouvée seule six ans après avoir été admise en 6e année du collège et où, par conséquent, je me vois toujours là-bas. «seule étudiante qui est venue au BEPC et a pu poursuivre mes études. Progression d’un combat qui se forge peu à peu dans mon esprit et enrichit et renforce ma conscience surtout après avoir, entre autres menaces et écueils, échappé deux fois à un mariage précoce (13 ans et 17 ans), grâce à la détermination de mes parents “, nous dit-elle.

Pour elle, il n’y aura pas de renaissance en Afrique et surtout au Niger, sans une relance de l’école nigériane et l’implication de tous, notamment des femmes. Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI est l’une des femmes qui ont marqué la vie publique et sociale nationale au cours des dernières décennies. Elle nous rappelle la valeur de nos propres valeurs – celle de l’autonomie de l’individu et celle de la liberté d’expression -; elle nous rappelle surtout qu’elles ne sont pas une donnée, mais qu’elles résultent d’une lutte quotidienne. “

On peut alors comprendre sa soif inextinguible d’apprendre à être parmi les meilleurs, apprendre encore et encore, se donner des outils scientifiques pour comprendre, analyser et agir. Telle est l’approche de cet éducateur.

En effet, Professeur d’Enseignement Secondaire, Socio-économiste, elle est spécialiste de l’éducation, de l’administration scolaire et des ressources humaines. Elle est diplômée en 2004 de l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve (UCL) en Belgique, dans les domaines des Etudes et Analyses du Développement.

En plus de ces domaines, elle a développé des compétences en gestion de projet, interculturalisme et conflits, genre et développement, gestion d’organisations de la société civile. À l’origine enseignante de formation, elle a également obtenu dans le New Jersey en 2001 un certificat du Montessori American Center (AMS) en philosophie montessorienne et psychologie de l’enfant. Une trajectoire non seulement pour soi mais surtout pour tracer le sillon ouvrant la voie aux femmes et améliorant ainsi leur condition dans la société.

Consciente que la vie est un laboratoire d’ouverture d’esprit et de tolérance, sans tout accepter avec naïveté ou crédulité, et pourvu d’une ouverture du champ expérientiel et intellectuel, Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI, Chef du Département Education au Catholic Relief Service (CRS) ) et coordinateur du projet Lutte contre le travail des enfants au Niger, a pu mettre en œuvre des actions en synergie avec différents partenaires du PAM, du gouvernement du Niger, du gouvernement des États-Unis ainsi que des organisations de la société civile.

Au Bureau de coopération danois (BCD), c’était déjà le cas avec d’autres partenaires tels que PAIN FOR THE WORLD (PPLM), SNV, DED et la Coopération suisse. Auparavant, de 1991 à 2000, elle a travaillé au ministère de l’Éducation nationale comme enseignante dans différentes écoles de Tahoua et Illéla. Un retour à la source qui peut être compris comme un moyen de maturation ou de maturité politique de sa conscience pour susciter en lui, la nécessité de reprendre des études universitaires ou professionnelles, à Montessori House, Tenafly, New Jersey (Etats-Unis) et à Bruxelles (Belgique) en ce qui concerne les enjeux et défis, certains anciens, d’autres émergents. Car, au cours de ces mêmes années, à l’âge de 21 ans, elle a été élue présidente régionale à Tahoua du Rassemblement Démocratique des Femmes du Niger. 1991, semble-t-il oublier, ce fut surtout l’année de la marche historique des femmes nigérianes.

Aîcha, ministre de l’enseignement secondaire

C’est ce désir inébranlable qu’elle doit faire avancer les choses et cette capacité à pousser la transformation des esprits ou des problèmes en opportunités et à éveiller les consciences, puis à développer des compétences qui animent Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI: en un mot, c’est ceci un leadership féminin qu’elle incarne qui a reconnu les plus hautes autorités du Niger pour lui confier le poste de ministre de l’enseignement secondaire.

A ce poste, il s’agissait d’abord, pour elle, d’institutionnaliser et de rendre plus efficaces et plus proches des populations les services de ce sous-secteur dans l’architecture du système d’éducation et de formation du Niger. Du poste de conseillère technique “Genre” du Président de la République, à la gouvernance d’un service ministériel, Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI a su qu’elle était très attendue sur la question de l’éducation des filles, point central sur lequel Les partenaires techniques du Niger ont constamment mis le pays au défi de le soutenir.

Même pour une femme battue comme elle, la condition de la ministre est encore plus difficile. Elle sait que son travail est fragile; alors elle s’est immédiatement mise au travail. Elle sait aussi, comme l’affirme le célèbre aviateur Jean Mermoz, que le beau côté du métier de pilote est d’imaginer, de temps en temps, que nous vivons loin des choses ici-bas, que notre existence se fait une série de découvertes.

Cela requiert sans aucun doute une attention aux conditions de l’enseignant et à lui-même dans sa noble mission. Toute son action a été guidée par le souci de créer les conditions pour donner la chance d’accès et de maintien dans l’enseignement secondaire aux jeunes, notamment aux filles. Les syndicalistes l’honorent et la distinguent du trophée «Stylo d’Excellence 2014» en «reconnaissance de son plein engagement et investissement» pour faire de la journée du 5 octobre une journée mémorable, ravivant ainsi la flamme anniversaire de la recommandation de l’UNESCO / BIT de 1966, concernant la condition du personnel enseignant, et officialise ainsi sa célébration au Niger.

Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI, ancienne militante du syndicat des enseignants du Niger (SNEN), chargée de la promotion de la femme, puis coordinatrice du Cercle d’étude de l’USN ne peut oublier ces moments de souvenirs et d’émotion. Par ailleurs, Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI, championne du développement durable, donc durable a initié la campagne “un élève, un arbre” dans les écoles nigérianes. Dans le sillage de l’UNESCO, répondant à une conviction forte et civique et adoptant ainsi l’idée vertueuse que si les guerres, la destruction de l’environnement et de nouvelles formes d’inégalité, d’exclusion, de violence et de sectarisme surgissent dans l’esprit des hommes et des femmes, y compris des enfants, c’est aussi et surtout dans l’esprit des hommes que les défenses d’une paix et d’un développement durables doivent être relevés.

Une initiative chaleureusement saluée et soutenue par les autorités nigériennes. Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI a également à son actif l’intégration directe des enseignants du CEG ainsi que des enseignants de l’enseignement franco-arabe. Parce que pour elle la justice et l’amour ont le même but: l’harmonie de l’ensemble. Aussi son amour de la justice et de l’équité ainsi que sa foi inébranlable et sa confiance dans l’éducation lui ont permis, entre autres actions et réalisations, de mettre désormais les étudiants franco-arabes dans de bonnes conditions d’apprentissage et d’évolution au même titre que ceux des leçons générales.

Son sens du devoir l’a amené à créer en 2019, à Illéla, un centre socio-éducatif pour la réinsertion socio-économique des filles et des jeunes femmes afin de lutter contre le mariage précoce et le décrochage.

Aicha, l’écologiste …

Dans ce souci de la nature et en particulier de l’arbre, elle ne cesse de rappeler en toutes occasions que le changement climatique nous concerne tous et qu’il affectera de nombreux secteurs d’activités (agriculture, tourisme, bâtiments et infrastructures…).

Elle souligne que face à ce changement climatique, l’adaptation de tout territoire au changement climatique est un enjeu majeur qui appelle à la mobilisation de tous et qu’une action sur les politiques locales et les actions privées, dans les meilleurs délais, en anticipant les conditions climatiques futures: menaces d’inondation, vulnérabilité des bâtiments aux risques naturels, etc. L’intégration du changement climatique dans les stratégies d’aménagement du territoire et de gestion des risques et une meilleure connaissance des impacts liés aux phénomènes climatiques sont à ses yeux, un impératif vital.

Parce que réconcilier l’économie, l’environnement et le social, c’est le vrai défi du futur! C’est sans aucun doute celui du “développement durable”.

Les raisons de cette proximité avec la nature, il faut la chercher dans ses souvenirs où elle trouva consolation dans ses émotions et dans ses troubles enfantins, en allant se confier aux oreilles du cheval de son père avec la conviction innocente que celui-ci pouvait la venger de ses frères ou de toute autre personne responsable de ses peines. Leur tendre complicité le garantissait comme les secrets intimes entre un cavalier et son cheval. Parce que, tout au long de son enfance, courant ici et là, elle est devenue amie avec le cheval paternel qui l’a accueilli avec un grand hennissement dès qu’il l’a vue ou entendu sa voix.

Ici, Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI semble aujourd’hui poursuivre, dans ses actions, avec modestie mais conviction, le combat de la Kenyane Wangari Muta Maathai, première femme africaine à recevoir le prestigieux prix Nobel de la paix pour “sa contribution en faveur du développement durable” , démocratie et paix »qui l’ont beaucoup marquée.

Ainsi à la tête de l’association Matan Tahoua Sakola, à l’occasion des activités de la fête nationale du 18 décembre 2017, elle mobilise et engage depuis plus d’un an les femmes de cette région, situées à la porte du désert nigérien , au projet intitulé “Un ménage, un arbre”. L’initiative consiste à soutenir la plantation d’un million de plantes dans la ville de Tahoua et à en faire l’une des plus boisées du Niger, même la plus riche en patrimoine végétal urbain et dotée d’un «plan biodiversité».

Une ambition, une beauté et une élégance Sakola qui peuvent être réalisées dans un processus inspiré du modèle de Berlin, capitale européenne avec le plus d’arbres par habitant, au même titre que Vilnius en Lituanie ou les villes les plus vertes comme Reykjavik (Islande). Un travail noble et une belle perspective qui rencontrent le soutien et l’engagement du peuple de Tahoua. L’organisation Matan Tahoua Sakola qu’elle dirige regroupe toutes les femmes et les filles de la région de Tahoua, que ce soit en Asie, en Europe ou dans d’autres pays africains, ou ici au Niger, dans différentes villes. du pays.

Éveillée aux merveilles de la nature, Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI se souvient bien de ces arbres qui sont toujours là dans la cour d’école où elle a fait ses premiers pas d’écolière, ces arbres qu’elle a arrosés assidûment d’époque… L’école de filles Illéla qui porte son nom le nom évocateur de l’école Aichatou Habibou Oumani, le 30 juin 2017, en hommage à sa carrière et son exemplarité, son énergie, sa bonne volonté unie et surtout, pour son espoir d’un monde meilleur.

Une vie épanouie….

Depuis mai 2016, Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI préside le Conseil National de Régulation des Postes et Télécommunications (CNRTP), l’organe délibérant de l’Agence de Régulation (ARTP) devenue l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP) , et préside le conseil d’administration de la West Africa Post (CEPEAO).

Mme BETY Aichatou HABIBOU OUMANI a dit qu’elle avait aussi le zèle pour la vie, l’amour, les enfants, la famille, l’amitié, la culture, sa soif de justice sociale. Cette intensité, elle la transmet dans son mystère, sa retenue, son engagement et ses doutes. Militante politique engagée du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS Tarayya), notamment pour la cause des femmes et du développement durable, elle assume, au niveau national, la vice-présidence de la Tarayya Women’s Organization.

Elle s’inspire de ces actions du dicton d’Indira Gandhi à savoir “le bonheur c’est quand vos actions sont en accord avec vos paroles”. Inspirée aussi par certaines et comme d’autres femmes d’influence et de grandes figures, des plus célèbres aux plus anonymes, elle continue de croire aux vertus d’une époque, pas si lointaine, où l’on savait encore se battre pour les idéaux.

Enfin, elle peut emprunter à Françoise Giroud sa fameuse phrase: “Ma meilleure qualification, mon seul titre est d’être, si je puis dire, agrégé dans la vie, c’est-à-dire d’avoir appris, et parfois durement, ce que signifie être une femme – et nous voulons le rester – dans un monde d’hommes ».

Tiemago Bizo



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