Une fête sans joie… – Le Sahel

0
127


Partager c’est aimer!

Alors que nous approchons de la fin du mois béni du Ramadan, l’enthousiasme des jeûneurs, qui se sont armés de foi pour effectuer un voyage sans faille en s’efforçant d’observer le Carême avec abnégation, s’oppose au regret des spécialistes du “Carême de Bush”. “. Ce sont ceux qui, invoquant des raisons plus ou moins avérées et utilisant par mille subterfuges, ont réussi à échapper à l’épreuve d’un mois de privation.

Pour les plus assidus des fidèles, le mois s’est déroulé selon le rythme du calendrier, suivant décennie après décennie, jour après jour et heure après heure, l’heure qui commence. Mais au niveau actuel où l’on entre directement dans les tourbillons des préparatifs de la fête du Ramadan, plus de temps à compter. Car, d’autres défis plus urgents apparaissent au cadran, notamment pour les pères de famille qui doivent faire face aux dépenses inexprimables qui leur sont généralement imposées. Et pour aggraver les choses, les protagonistes sont difficiles à négocier quand il s’agit de débloquer les coûts du repas de fête et ceux nécessaires à l’achat de vêtements de fête pour les tout-petits.

Mais il s’avère que, selon toute vraisemblance, pour cette année 2020, rien ne devrait se passer comme d’habitude, dans un monde littéralement ligoté et traumatisé par la pandémie de Covid-19. Après avoir passé les deux premières décennies du mois béni du Ramadan sous un régime de couvre-feu et de confinement, les Nigériens ont appris à réglementer leur mode de vie et leur style de vie, en essayant de mieux “gérer” leurs extravagances.

En temps normal, en entamant le tournant de l’entrée dans la dernière décennie du mois de Ramadan, on plonge directement dans l’atmosphère enivrante de la pluie générale de préparatifs pour les vacances avec l’afflux de familles (pères, femmes et enfants) dans le marchés, devant les boutiques et autres rayons, mais aussi de jeunes filles inondant les ateliers de couture et de coiffure et autres salons de beauté.

Cette année, hélas, il semble que cette fois-ci, l’enthousiasme et la pression des préparatifs du parti ne soient pas là. En effet, le niveau de lassitude sur les marchés et dans les salons est tellement perceptible, qu’il suggère que, du côté festif, cette grande fête du Ramadan sera une soirée discount, sans joie …

Normal, le coronavirus fulminant est là … Ce fichu virus est peut-être petit à la limite de l’invisible à l’oeil nu, mais la peur et le stress qu’il inspire sont de la taille de notre planète Terre. La preuve en est que, par la seule faute de cet “ennemi invisible”, la vie sur terre a été complètement réglée au ralenti, voire perturbée.

Assane Soumana (onep)



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici